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	<title>Chantier Social Democratie</title>
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		<title>COMPTE-RENDU DE LA RENCONTRE DU 24 F&#201;VRIER 2010</title>
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		<dc:date>2010-03-18T15:27:09Z</dc:date>
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		<description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;taient pr&#233;sents :&lt;/strong&gt; Louis Bernard, Robert Bisaillon, Louis C&#244;t&#233;, Martine D'Amours, Louis Demers, Michel Dor&#233;, Jacques Fiset, Beno&#238;t L&#233;vesque, Laurent Olivier, Beno&#238;t Rigaud, Jean Rochon&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;taient absents :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Luc Bernier, Michel Blondin, Sandra Breux, G&#233;rard Divay, Elaine H&#233;mond, Jos&#233;e Lamoureux, Nancy Neamtan, Lionel Robert, H&#233;l&#232;ne Simard, Andr&#233; V&#233;zina, Diane Wilhelmy&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://chantiersocialdemocratie.org/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Relation&#201;tat-Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ordre du jour :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; la suite de la r&#233;union du 6 janvier, &#233;changer autour des quatre questions suivantes :&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt;	Pourquoi faut-il repenser la social-d&#233;mocratie aujourd'hui ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt;	Quelles sont les conditions de succ&#232;s de la participation citoyenne ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt;	Comment passer d'un &#201;tat centr&#233; sur la production de services aux individus &#224; un &#201;tat capable de soutenir les territoires dans leurs dynamiques ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt;	Comment d&#233;mocratiser l'administration publique dans son fonctionnement ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1) Pourquoi faut-il repenser la social-d&#233;mocratie aujourd'hui ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;R&#233;ponse 1 : Pour la mettre dans le contexte qu&#233;b&#233;cois&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Telle que per&#231;ue du Qu&#233;bec, la social-d&#233;mocratie viendrait de l'ext&#233;rieur (de l'Europe plus pr&#233;cis&#233;ment) et ne ferait pas &#233;cho &#224; la r&#233;alit&#233; sociale et politique qu&#233;b&#233;coise. Pour que les citoyens se reconnaissent dans le projet politique social-d&#233;mocrate, il y aurait donc besoin de renouveler la social-d&#233;mocratie en utilisant des termes populaires aupr&#232;s des Qu&#233;b&#233;cois (la solidarit&#233;, l'&#233;quit&#233;, la justice sociale) et non par des termes th&#233;oriques ou issus d'autres pays. Il faut &#234;tre pragmatique dans la mani&#232;re de &#171; vendre &#187; le projet social-d&#233;mocrate aux Qu&#233;b&#233;cois.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;R&#233;ponse 2 : Parce que le monde du travail et de la soci&#233;t&#233; civile ont chang&#233;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au Qu&#233;bec, il n'y a pas eu de r&#233;gime social-d&#233;mocrate en tant que tel, mais il y a eu des mesures d'inspiration sociale-d&#233;mocrate. Depuis plusieurs ann&#233;es, ces mesures ont perdu de leur efficacit&#233;, particuli&#232;rement en raison de la fragmentation du tissu social, de la diversification des trajectoires de carri&#232;re et, de mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, de la mont&#233;e de l'individualisme. Une soci&#233;t&#233; civile dynamique &#233;tant une condition de la r&#233;alisation individuelle, la mont&#233;e de l'individualisme pose probl&#232;me dans la mesure o&#249; elle s'est op&#233;r&#233;e en opposition avec le social. Il y a donc une n&#233;cessit&#233; de r&#233;former l'&#201;tat providence et les modalit&#233;s de la participation citoyenne pour qu'ils puissent mieux r&#233;pondre aux changements sociaux, &#224; l'affirmation de valeurs nouvelles et aux transformations du travail.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;R&#233;ponse 3 : Parce que l'espace du politique n'est plus seulement national, il est aussi mondial et local&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'espace du politique a chang&#233; radicalement depuis la R&#233;volution tranquille. Les villes et les organisations internationales ont un r&#244;le de plus en plus important dans la production des politiques publiques. L'&#201;tat national ne peut plus intervenir seul dans cette production, il doit agir de plus en plus comme un m&#233;diateur entre le local et le mondial.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;R&#233;ponse 4 : Parce qu'il y a un risque que la social-d&#233;mocratie soit associ&#233;e &#224; une man&#339;uvre des baby-boomers pour prot&#233;ger leurs acquis&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ceci emp&#234;cherait l'appropriation du projet social-d&#233;mocrate par les jeunes g&#233;n&#233;rations. Pour &#233;viter ceci, il faut redonner du sens au politique et placer les partenaires dans des dynamiques nouvelles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;R&#233;ponse 5 : Parce que la social-d&#233;mocratie favorise l'esprit d&#233;mocratique&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle pr&#233;sente une alternative r&#233;elle &#224; l'&#233;conomisme et a des implications sur de nombreux aspects de la vie en soci&#233;t&#233;, notamment en ce qui concerne la d&#233;mocratisation des relations industrielles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;R&#233;ponse 6 : Parce qu'il faut r&#233;affirmer certaines valeurs pour faire contrepoids au discours qui justifie les &#233;carts grandissants de revenu&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faut sortir de la polarisation paralysante entre responsabilit&#233; individuelle et responsabilit&#233; collective.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;R&#233;ponse 7 : Pour mieux conjuguer luttes pour la reconnaissance et luttes pour la redistribution&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les politiques de redistribution ont &#233;t&#233; par le pass&#233; essentiellement correctrices et trop peu transformatrices des in&#233;galit&#233;s sociales. La recherche d'efficacit&#233; ne peut &#234;tre le seul but de ces politiques. Elles doivent dor&#233;navant &#234;tre ax&#233;es sur le d&#233;veloppement du potentiel humain.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;2) Quelles sont les conditions de succ&#232;s de la participation citoyenne ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;R&#233;ponse 1 : Ne pas opposer d&#233;mocratie participative et d&#233;mocratie repr&#233;sentative&lt;/i&gt;
Ces deux types de d&#233;mocratie doivent &#234;tre consid&#233;r&#233;s comme compl&#233;mentaires. La r&#233;forme des institutions d&#233;mocratiques doit aller de pair avec le renforcement d'autres m&#233;canismes de participation citoyenne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;R&#233;ponse 2 : Faire en sorte que les citoyens aient la conviction que leur participation fait une diff&#233;rence&lt;/i&gt;
La participation est faible dans les cas o&#249; l'on demande aux citoyens de seulement ent&#233;riner des orientations collectives et non de contribuer &#224; les am&#233;liorer. Par ailleurs, la participation citoyenne pose la probl&#233;matique des crit&#232;res de l'action collective. Ces crit&#232;res doivent &#234;tre connus, clairs et doivent promouvoir la justice sociale en ad&#233;quation avec les principes sociaux-d&#233;mocrates.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;R&#233;ponse 3 : La participation citoyenne doit &#234;tre dynamique d'abord dans les espaces de proximit&#233; (quartiers, ville) et dans les territoires de prestation des services publics (entre autres ceux des CPE, des &#233;coles, des CSSS).&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La participation citoyenne est particuli&#232;rement r&#233;alisable &#224; l'&#233;chelle du milieu de vie quotidien des citoyens et des services publics de proximit&#233; qu'ils utilisent sur une base routini&#232;re. Il faut promouvoir une conception ascendante de l'engagement civique qui permettrait une meilleure prise en compte des pr&#233;occupations des citoyens dans l'&#233;laboration et la mise en &#339;uvre des politiques publiques &#224; l'&#233;chelle nationale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;3) Comment passer d'un &#201;tat centr&#233; sur la production de services aux individus &#224; un &#201;tat capable de soutenir les territoires dans leurs dynamiques ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;R&#233;ponse 1 : Par un changement de la mani&#232;re de concevoir les d&#233;penses gouvernementales&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il ne faut pas seulement d&#233;penser, mais il faut surtout bien d&#233;penser, c'est-&#224;-dire financer des mesures sociales qui permettent aux individus de se r&#233;aliser pleinement. Ceci renvoie &#224; l'importance du th&#232;me de la reconnaissance dans la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise (reconnaissance des individualit&#233;s et des groupes).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;R&#233;ponse 2 : Par un ensemble de mesures (institutionnelles, &#233;conomiques, sociales) qui fassent syst&#232;me&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces mesures doivent &#234;tre compl&#233;mentaires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;R&#233;ponse 3 : Par un rejet d'une conception des relations entre l'&#201;tat et la soci&#233;t&#233; qui se r&#233;duiraient &#224; des relations verticales entre l'&#201;tat et l'individu&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plusieurs organisations publiques sont d&#233;fectueuses car elles uniformisent au lieu de soutenir les territoires locaux dans l'&#233;laboration et la mise en &#339;uvre de politiques publiques qui correspondent &#224; leurs probl&#232;mes propres. Les politiques publiques devraient prendre en consid&#233;ration la singularit&#233; des territoires locaux et m&#234;me pourraient renforcer leur sp&#233;cificit&#233;. Dans un contexte o&#249; l'&#201;tat serait subsidiaire, l'&#201;tat veillerait &#224; ce que les politiques publiques aient des r&#233;sultats qui respectent les principes sociaux-d&#233;mocrates et de la bonne gouvernance, dont la transparence, l'int&#233;gration du caract&#232;re durable et soutenable des politiques publiques et l'importance de la qualit&#233; de vie et du d&#233;veloppement humain.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;R&#233;ponse 4 : Par une appr&#233;ciation de la capacit&#233; des territoires locaux (fiscale, r&#233;glementaire, administrative)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cela suppose une d&#233;centralisation politique effective qui s'adapte &#224; l'&#233;volution des enjeux collectifs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;R&#233;ponse 5 : La possibilit&#233; d'effectuer cette d&#233;centralisation doit prendre en consid&#233;ration la situation du gouvernement du Qu&#233;bec dont le statut d'espace pertinent d'action publique est remis en cause par le gouvernement f&#233;d&#233;ral et par certaines municipalit&#233;s.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;4) Comment d&#233;mocratiser l'administration publique dans son fonctionnement ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;R&#233;ponse : En multipliant les exp&#233;rimentations et en soutenant la diffusion de leurs enseignements&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans le secteur priv&#233; et dans certaines organisations publiques, des exp&#233;rimentations de red&#233;finition de la d&#233;mocratie au travail ont &#233;t&#233; men&#233;es depuis de nombreuses ann&#233;es. En tirant les enseignements de ces exp&#233;rimentations, il serait possible de prendre certaines mesures structurantes qui favoriseraient la collaboration entre employeurs et employ&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Annexe concernant la question 4&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Contribution de Michel Dor&#233; : &#171; La d&#233;mocratisation des entreprises et des services &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme syndicaliste et sociologue j'ai particip&#233; pendant une quinzaine d'ann&#233;es &#224; un grand nombre de transformations dans des entreprises du secteur manufacturier et des &#233;tablissements du secteur public. Je constate que tout processus de d&#233;mocratisation dans les divers milieux de travail doit respecter un certain nombre d'exigences que je pr&#233;sente ici. Mes constatations rejoignent, il me semble, celles des meilleures recherches sur ce sujet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce qui est valable au niveau micro me le semble tout autant au niveau macro. Ce qui est valable dans le monde du travail doit pouvoir trouver son adaptation dans les autres secteurs de la vie collective. L'innovation au niveau micro est indispensable dans une p&#233;dagogie de d&#233;mocratisation des rapports entre l'&#201;tat et une citoyennet&#233; active .Reste &#224; construire l'articulation entre les niveaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce texte devrait donc &#234;tre resitu&#233; dans une strat&#233;gie plus large de diffusion et de soutien de l'innovation dans les services public et priv&#233;, en pr&#233;cisant le r&#244;le souhaitable des divers acteurs sociaux aux niveaux local, sectoriel, r&#233;gional et national.
Il faudrait mieux conna&#238;tre ce qui se passe actuellement sur le terrain et quelles sont &#224; cet &#233;gard les positions de divers acteurs. Il faut partir des acquis pour construire l'avenir !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;CONCILIATION D'OBJECTIFS&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toute d&#233;marche de r&#233;organisation et de d&#233;mocratisation doit concilier des int&#233;r&#234;ts convergents et divergents port&#233;s par le divers acteurs sociaux, autour des enjeux de productivit&#233;/ efficacit&#233;/ efficience et la revalorisation du pouvoir des salari&#233;s et usagers au sein des organisations sur la d&#233;finition des objectifs et les fa&#231;ons de faire, autour de la pond&#233;ration quantit&#233;/ qualit&#233; dans la raret&#233; des ressources, autour de la promotion et protection des emplois et les co&#251;ts de production et la comp&#233;tition, etc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout processus de d&#233;mocratisation implique la recherche de nouveaux &#233;quilibres (ou de cercles vertueux) entre ces divers objectifs qui apparaissent tr&#232;s souvent contradictoires s'ils ne sont pas partag&#233;s, dans un processus de d&#233;bats et d'exp&#233;rimentations jamais achev&#233;, dans un monde en changement continuel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;II-VALEURS &#192; D&#201;VELOPPER ET PARTAGER&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le partage des valeurs est indispensable pour supporter et assurer la p&#233;rennit&#233; d'une d&#233;marche, susciter les changements de comportements, notamment dans une fa&#231;on nouvelle d'assumer le leadership, redonner &#224; tout le monde la fiert&#233; du travail bien fait et promouvoir la qualit&#233; des services.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1-La transparence et la confiance. Elles sont li&#233;es. La premi&#232;re implique l'acc&#232;s &#224; toute l'information, la capacit&#233; de transf&#233;rer les connaissances les plus strat&#233;giques. Sur cette base la confiance peut na&#238;tre et se d&#233;velopper, favoriser la reconnaissance, le respect de l'autre et la capacit&#233; d'autocritique. La croissance de la confiance est rarement continue. Il est normal qu'elle subisse des hauts et des bas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2-La coop&#233;ration. Elle est la seule valeur garante de processus gagnant-gagnant dans le repartage du pouvoir, des responsabilit&#233;s et des t&#226;ches. Une saine comp&#233;tition entre les personnes et les groupes n&#233;cessite un cadre plus large de coop&#233;ration.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;3-L'autonomie dans l'interd&#233;pendance. La d&#233;mocratisation n&#233;cessite le renforcement de l'autonomie des personnes et des groupes, donc la d&#233;centralisation graduelle des pouvoirs et des ressources n&#233;cessaires. L'accroissement de l'autonomie n&#233;cessite la construction d'une coordination pour assurer la vision d'ensemble, rappeler les grands objectifs et les valeurs communes, s'assurer de l'&#233;quit&#233; g&#233;n&#233;rale. L'enjeu est de concilier une certaine diversit&#233; selon les lieux, les &#233;quipes et les missions et la coh&#233;rence globale dans la recherche des objectifs partag&#233;s et le partage des diverses ressources.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;4-La responsabilisation collective et individuelle. Ces deux niveaux de responsabilit&#233;s sont habituellement mis en opposition quant en fait l'une n'est pas possible sans l'autre. L'affirmation moderne de l'individualit&#233; favorisera la responsabilisation individuelle si la responsabilisation collective est correctement red&#233;finie dans le but de la stimuler et la soutenir, donc dans une perspective d'empowerment. Dans le cas contraire on se dirige vers la stigmatisation et la culpabilisation des personnes et des groupes, l'Individualisme dans ses aspects n&#233;gatifs, le syndrome &#171; pas dans ma cour &#187;, etc. La conciliation de ces deux niveaux de responsabilit&#233;s est &#224; la base d'une politique de la reconnaissance bien plus ad&#233;quate et durable que tous les syst&#232;mes de bonus, de primes, de salaires au rendement que l'on pourra imaginer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;5-La recherche du consensus. Un concept souvent mal compris (comme synonyme de confusion des int&#233;r&#234;ts, du plus petit commun d&#233;nominateur, de l'unanimit&#233;, etc. ). &#171; Le consensus est un moyen, voire une m&#233;thode de changer les normes et les r&#232;gles de la vie collective. Il n'a pas pour but d'&#233;liminer les tensions et de pr&#233;server l'&#233;quilibre entre les positions antagoniques, mais au contraire de les laisser se modifier les unes par les autres avec le moins de virulence, jusqu'&#224; ce qu'un &#233;l&#233;ment nouveau s'en d&#233;gage. La discorde, loin d'&#234;tre un rat&#233; ou une r&#233;sistance, est ,en l'occurrence, le levier le plus pr&#233;cieux du changement &#187;( Serge Moscovici dans &#171; Dissensus et consensus &#187;.) Le consensus est plus un processus qu'un r&#233;sultat. Il est la seule fa&#231;on de concilier les droits et opinions des majorit&#233;s et des minorit&#233;s, dans des &#233;quilibres souvent &#224; red&#233;finir et de s'engager solidairement dans l'action. Le consensus n'exclut par les compromis. Il les facilite.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;CARACT&#201;RISTIQUES DE LA D&#201;MARCHE&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1-Une d&#233;marche du bas vers le haut impliquant d'abord les premiers concern&#233;s dans la production quotidienne des biens et services, dans les rapports avec les usagers, la d&#233;tection des probl&#232;mes et la recherche de solutions. Le contraire ce que l'on a fait dans la &#171; r&#233;forme &#187; de l'&#201;ducation et ce que l'on continu &#224; faire dans le secteur de la Sant&#233; au Qu&#233;bec. Cependant cela n'est pas possible sans l'engagement, la confiance et le soutien constant de la haute direction et sans la transformation du r&#244;le des cadres interm&#233;diaires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2- Une d&#233;marche syst&#233;mique, qui tient compte de l'interd&#233;pendance des variables et prend en charge la complexit&#233; croissante de la soci&#233;t&#233;. Il s'agit aussi d'une d&#233;marche pr&#233;ventive, capable de g&#233;rer les risques et d'agir &#224; la source des probl&#232;mes. Tout probl&#232;me est engendr&#233; par une pluralit&#233; de causes et il n'existe pas une solution unique pour les r&#233;gler. La d&#233;marche syst&#233;mique nous am&#232;ne &#224; repenser les rapports hi&#233;rarchiques du bas vers le haut (dimension verticale) et les rapports entre les &#233;quipes, les d&#233;partements, les services, les minist&#232;res, etc. (dimension horizontale).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;3- Une d&#233;marche multi et interdisciplinaire fond&#233;e sur le travail en &#233;quipe pour faire les diagnostics, produire les biens et services et &#233;valuer les r&#233;sultats .Son caract&#232;re multidisciplinaire en appelle &#224; la compl&#233;mentarit&#233; des comp&#233;tences et des t&#226;ches et leur mise en commun vers un m&#234;me objectif. L'interdisciplinarit&#233; implique la capacit&#233; d'ouvrir les fronti&#232;res des comp&#233;tences et des t&#226;ches de chaque discipline et m&#233;tiers et de d&#233;finir les t&#226;ches de basse complexit&#233; qui peuvent &#234;tre assum&#233;es par tous, les t&#226;ches de moyenne complexit&#233; qui peuvent &#234;tre assum&#233;es par des disciplines ou m&#233;tiers connexes et les t&#226;ches de haute complexit&#233; qui demeurent exclusives.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est uniquement dans cette d&#233;marche que la modification des r&#232;gles des conventions collectives et des ordres professionnels peut &#234;tre possible. Donc &#224; l'issue d'exp&#233;rimentations qui font la preuve que les changements b&#233;n&#233;ficient &#224; toutes les parties (direction, salari&#233;s, clients et usagers). Proc&#233;der &#224; l'inverse (forcer la modification des r&#232;gles avant l'exp&#233;rimentation) pousse les acteurs dans la d&#233;fensive et le repli, favorise le corporatisme et nous am&#232;ne fatalement &#224; l'&#233;chec. Il est normal, pour le meilleur ou pour le pire, que les acteurs se d&#233;fendent avec le seul outil qu'ils se sont donn&#233; pour se prot&#233;ger de l'arbitraire. Les r&#232;gles anciennes n&#233;goci&#233;es ou impos&#233;es sont plus la cons&#233;quence que la cause de la division rigide et tayloris&#233;e du travail .Les probl&#232;mes d'aujourd'hui ne peuvent pas &#234;tre solutionn&#233;s par le m&#234;me niveau de pens&#233;e qui les a engendr&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;4-Il s'agit d'une d&#233;marche qui poss&#232;de &#224; la fois une dimension exp&#233;rimentale, capable de processus de r&#233;troaction, d'autocorrection et d'autor&#233;gulation, qui permet de partager de nouvelles valeurs et de nouvelles r&#232;gles. Bref, qui &#233;vite la bureaucratisation, c'est-&#224;-dire la substitution des objectifs par les r&#232;gles, un changement de la culture organisationnelle, une d&#233;marche qui demande du souffle, de l'ouverture, de l'audace et de la pers&#233;v&#233;rance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;5- La formation continue est une dimension indispensable de ces processus, autant dans leur mise en place que dans le fonctionnement permanent des organisations. Elle vise plusieurs objectifs ; la formation professionnelle notamment pour la prise en charge des nouvelles technologies, la formation au travail en &#233;quipe, les questions de sant&#233;-s&#233;curit&#233;, etc.. Les responsables de la structure de pilotage des changements doivent &#234;tre form&#233;s aux outils de diagnostic, de r&#233;solution de probl&#232;mes et de conflits, aux outils de contr&#244;le de la qualit&#233;, du juste-&#224;- temps ,etc. Tous les salari&#233;es, cadres et direction auront besoin de formation. Une politique de formation implique de pr&#233;ciser et am&#233;liorer les rapports entre institutions de recherche et d'enseignement ,une politique de cong&#233;s-&#233;ducation, la formation dans les lieux de travail, la formation des adultes, les missions de services aux collectivit&#233;s ,etc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#201;TAPES (pr&#233;sent&#233;es ici de fa&#231;on sommaire).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1-Pr&#233;-diagnostic, identification pr&#233;liminaire des forces et faiblesses de l'organisation par les acteurs et expression de la volont&#233; d'agir ensemble pour am&#233;liorer l'&#233;tat des choses.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2-Mise en place d'une structure ou comit&#233; de pilotage o&#249; sont repr&#233;sent&#233;s les divers acteurs sociaux mandat&#233;s par leurs organisations. Les clients ou usagers des services peuvent &#234;tre consult&#233;s r&#233;guli&#232;rement ou directement impliqu&#233;s dans la d&#233;marche par des m&#233;canismes de repr&#233;sentation &#224; d&#233;finir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;3-Diagnostic en impliquant le maximum de personnes dans l'identification des forces et faiblesses de l'organisation et la recherche de solutions. Engagement d'un consultant ? Si oui quelles sont les conditions et la nature pr&#233;cise de sa t&#226;che ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;4-Programme de travail propos&#233; par le comit&#233; de pilotage : les objectifs, la d&#233;marche &#224; suivre, le partage des t&#226;ches, la formation de comit&#233;s de travail et les &#233;ch&#233;anciers &#224; respecter, etc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;5-Formation des responsables de la d&#233;marche (analyse des processus, r&#233;solution de probl&#232;mes, r&#233;solution de conflits, processus de qualit&#233;,juste- &#224;- temps, etc. )&lt;/p&gt; &lt;p&gt;6-Mise en place de l'exp&#233;rimentation, les petits pas qui donnent espoir, essais et erreurs, pas de solutions uniques impos&#233;es, valorisation et diffusion de l'innovation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;7-&#201;valuation, &#233;talonnage (&#171; bench-marking &#187;), corrections ,formation, ressources de soutien, am&#233;lioration continue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;8-D&#233;finition des conditions pour soutenir &#224; long terme les changements mis en pla&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>COMPTE-RENDU DE LA RENCONTRE DU 6 JANVIER 2010 DU CHANTIER R&#212;LE DE L'&#201;TAT ET INTERFACE &#201;TAT/SOCI&#201;T&#201; CIVILE ET PROPOSITION POUR LA SUITE DE LA R&#201;FLEXION </title>
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		<dc:date>2010-03-18T14:47:02Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;COMPTE-RENDU&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;taient pr&#233;sents :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Louis Bernard, Robert Bisaillon, Michel Blondin, Sandra Breux, Louis C&#244;t&#233;, Louis Demers, G&#233;rard Divay, Michel Dor&#233;, Jacques Fiset, Elaine H&#233;mond, Beno&#238;t L&#233;vesque, Nancy Neamtan, Lionel Robert, Jean Rochon, H&#233;l&#232;ne Simard, Andr&#233; V&#233;zina, Diane Wilhelmy.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;taient absents :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Luc Bernier, Martine D'Amours, Jos&#233;e Lamoureux, Laurent Olivier, Pierre Martin, Beno&#238;t Rigaud&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://chantiersocialdemocratie.org/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Relation&#201;tat-Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ordre du jour :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt;	Rappel de l'origine, des objectifs, de la d&#233;marche et des diff&#233;rents chantiers de l'op&#233;ration &#171; Pour un renouvellement de la social-d&#233;mocratie au Qu&#233;bec &#187;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt;	Pr&#233;sentation de chacun, chacune : attentes et parcours individuel en regard de la social-d&#233;mocratie.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt;	Commentaires et r&#233;actions &#224; l'&#233;gard du texte Relation &#201;tat/soci&#233;t&#233; dans un contexte de social-d&#233;mocratie renouvel&#233;e.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Probl&#233;matiques soulev&#233;es :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'ensemble des propos qui ont &#233;t&#233; &#233;chang&#233;s lors de la rencontre ont &#233;t&#233; structur&#233;s ici autour de trois probl&#233;matiques (la social-d&#233;mocratie, la participation citoyenne dans une d&#233;mocratie plurielle, le r&#244;le de l'&#201;tat et l'interface &#201;tat/soci&#233;t&#233; civile), comprenant chacune trois questions. Du quasi verbatim, plac&#233; entre guillemets, vient illustrer le sens de chacune de ces questions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://chantiersocialdemocratie.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;strong&gt;1	La social-d&#233;mocratie
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;1.1&lt;/strong&gt;	Qu'entend-on par social-d&#233;mocratie ? &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &#171; Il est n&#233;cessaire de s'en donner une compr&#233;hension commune. &#187;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;1.2&lt;/strong&gt;	Qu'en est-il de la social-d&#233;mocratie au Qu&#233;bec ? &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &#171; Le Qu&#233;bec n'a pas connu de gouvernement form&#233; d'un parti politique social-d&#233;mocrate au sens strict, mais le mod&#232;le qu&#233;b&#233;cois est fond&#233; pour une part importante sur des politiques sociale-d&#233;mocrates. Cela pr&#233;sente l'avantage de favoriser les continuit&#233;s. &#187;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;1.3&lt;/strong&gt;	Pourquoi faut-il repenser la social-d&#233;mocratie aujourd'hui ? &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &#171; On ne peut ignorer les nouvelles dynamiques sociales et &#233;conomiques. &#187;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://chantiersocialdemocratie.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;strong&gt;2	La participation citoyenne dans une d&#233;mocratie plurielle&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;2.1&lt;/strong&gt;	D&#233;clin ou mutation de la citoyennet&#233; ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &#171; Il y a absence citoyenne. &#187; &lt;/li&gt;&lt;li&gt; &#171; Ce diagnostic est trop pessimiste. &#187;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &#171; L'&#233;volution des m&#233;dias et le pr&#233;pond&#233;rance des droits individuels atomisent. &#187; &lt;/li&gt;&lt;li&gt; &#171; Il y a de nouvelles formes de participation citoyenne. &#187;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;2.2&lt;/strong&gt;	D&#233;mocratie participative : Quels acteurs ? Quelles conditions de succ&#232;s ? Quelle relation avec la d&#233;mocratie repr&#233;sentative ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &#171; Quel citoyen vise-t-on : le citoyen-individu ou le citoyen-collectif ? Comment approcher le citoyen-collectif ? &#187;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &#171; Qui doit pouvoir participer ? Quelle place aux activistes ? Quelle place aux &#233;lus ? &#187;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &#171; Les m&#233;canismes de participation citoyenne ne peuvent fonctionner que s'ils permettent aux citoyens d'influencer la d&#233;cision sinon de d&#233;cider et d'exercer leur initiative et de r&#233;aliser des projets. &#187;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &#171; Il y a l&#224; un enjeu de partage r&#233;el du pouvoir. &#187;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &#171; Il faut redonner de la l&#233;gitimit&#233; aux &#233;lus. &#187;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;2.3&lt;/strong&gt;	O&#249; en est le Qu&#233;bec : m&#233;canismes de consultation et de participation aux diff&#233;rents paliers de gouvernance, exercices de concertation ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &#171; On souffre d'immobilisme &#224; cause des corporatismes. Il y a beaucoup de concertation, mais pas de projets. &#187; &#171; La participation citoyenne souffre d'an&#233;mie aux niveaux scolaire et municipal et chez les jeunes. &#187;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &#171; Le d&#233;sengagement touche moins les services de proximit&#233; que les questions qui se posent aux plans national et supranational. &#187;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://chantiersocialdemocratie.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;strong&gt;3.	Le r&#244;le de l'&#201;tat et l'interface &#201;tat/soci&#233;t&#233; civile&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;3.1&lt;/strong&gt;	&#201;tat producteur de services ou &#201;tat instrument de d&#233;veloppement collectif ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &#171; Jusqu'&#224; maintenant, l'&#201;tat a &#233;t&#233; centr&#233; sur les services individuels &#224; produire ou &#224; faire produire. Le nouvel enjeu est de soutenir les territoires dans leurs dynamiques. &#187;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &#171; Il faut permettre aux communaut&#233;s locales d'&#234;tre en ma&#238;trise de leur d&#233;veloppement. Il faut soigner la dynamique horizontale et revoir la dynamique verticale. &#187;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &#171; Les communaut&#233;s sont in&#233;galement pourvues. L'&#201;tat doit assurer l'&#233;quit&#233;. &#187;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &#171; Les territoires varient selon les enjeux. Il faut non seulement que les programmes soient flexibles, mais &#233;galement les structures. &#187;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &#171; Il faut se doter de fa&#231;ons de faire qui permettent de respecter les groupes, particuli&#232;rement en mati&#232;re de reddition de comptes. &#187;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;3.2&lt;/strong&gt;	Un &#201;tat capable d'animer le d&#233;bat public ou qui le craint ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &#171; S'il est contre-nature pour l'&#201;tat d'innover, il doit tout au moins soutenir l'innovation, favoriser le d&#233;bat social (rendre l'information disponible &#224; tous, donner acc&#232;s aux experts, fournir les moyens de se faire entendre particuli&#232;rement aux moins bien nantis) et reconna&#238;tre les consensus quand ils sont m&#251;rs. &#187;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &#171; L'anticipation, c'est le probl&#232;me du politique. &#187;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;3.3&lt;/strong&gt;	Une administration publique d&#233;mocratique ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &#171; Il faudrait revoir l'organisation du travail dans le secteur public. &#187;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;PROPOSITION POUR LA SUITE DE LA R&#201;FLEXION :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un forum structur&#233; &#224; partir des questionnements touchant nos trois probl&#233;matiques nous permettra de poursuivre la discussion et d'approfondir notre r&#233;flexion commune d'ici la prochaine rencontre devant se tenir le mercredi 24 f&#233;vrier. En vue de stimuler la r&#233;flexion de chacun, chacune, quelques lectures vous sont ici propos&#233;es. Elles sont tir&#233;es du texte de d&#233;part r&#233;dig&#233; par Michel Dor&#233;, Marilyse Lapierre, Beno&#238;t L&#233;vesque et Yves Vaillancourt et intitul&#233; &lt;i&gt;Le renouvellement de la social-d&#233;mocratie au Qu&#233;bec : un chantier qui s'impose plus que jamais&lt;/i&gt; (signal&#233; ici comme Texte 1 et pr&#233;sent&#233; dans l'annexe 1) et de deux chapitres tir&#233;s du collectif intitul&#233; &lt;i&gt;&#201;tat strat&#232;ge, participation citoyenne&lt;/i&gt;, les chapitres 1 (&lt;i&gt;L'&#201;tat strat&#232;ge, la citoyennet&#233; active, la d&#233;mocratie plurielle et la gouvernance partag&#233;e&lt;/i&gt;, de Beno&#238;t L&#233;vesque et Louis C&#244;t&#233;, signal&#233; ici comme Texte 2 et pr&#233;sent&#233; dans l'annexe 2) et 7 (&lt;i&gt;La r&#233;ing&#233;nierie civique des services d&#233;centralis&#233;s dans un &#201;tat strat&#232;ge&lt;/i&gt;, de G&#233;rard Divay, signal&#233; comme Texte 3 et pr&#233;sent&#233; dans l'annexe 3). Des passages plus brefs sont ins&#233;r&#233;s dans ce texte alors que les plus longs se retrouvent en annexe dans les textes d'origine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://chantiersocialdemocratie.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;strong&gt;1.	La social-d&#233;mocratie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;1.1&lt;/strong&gt;	Qu'entend-on par social-d&#233;mocratie ? (Texte 1, Annexe 1, p. 2-4)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; Comme pour la d&#233;mocratie, la social-d&#233;mocratie ne constitue pas un mod&#232;le d&#233;fini une fois pour toutes mais une exp&#233;rience historique dont l'&#233;volution est contrast&#233;e selon les diverses p&#233;riodes et selon les soci&#233;t&#233;s o&#249; elle s'est impos&#233;e. Dans un premier temps, de 1848 &#224; 1919, elle s'inscrit en liaison avec le marxisme &#224; l'extr&#234;me gauche du champ politique, alors qu'&#224; partir des ann&#233;es 1920 elle se d&#233;marque &#224; la fois du communisme et du laisser-faire lib&#233;ral. Pour plusieurs, la p&#233;riode 1945-1980 repr&#233;sente l'&#226;ge d'or de la social-d&#233;mocratie alors que la p&#233;riode la plus r&#233;cente marqu&#233;e par la crise et la mondialisation n&#233;olib&#233;rale aura &#233;t&#233; celle du repli et de la mutation, avec des tentatives de renouvellement plus ou moins r&#233;ussies. Il n'est donc pas possible de fournir une d&#233;finition de la social-d&#233;mocratie qui permettrait d'en rendre compte selon les diverses exp&#233;riences nationales &#224; travers le monde et selon les diverses p&#233;riodes qui s'&#233;chelonnent sur plus d'un si&#232;cle et demi. (Texte 1, p.2)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt;Pour la social-d&#233;mocratie contemporaine, les traits que nous venons d'esquisser sont partag&#233;s plus ou moins fortement selon les partis sociaux-d&#233;mocrates, mais ils forment (au moins a posteriori) en ensemble relativement coh&#233;rent. Dans cette perspective, nous proposons d'analyser la social-d&#233;mocratie &#224; partir des dimensions suivantes (dont le contenu peut &#234;tre variable, &#224; la diff&#233;rence de ce que nous avons vu pr&#233;c&#233;demment) :&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt;	une base sociale relativement stable et large d'adh&#233;rents et de militants, soit les travailleurs et plus r&#233;cemment les classes moyennes,&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt;	des valeurs qui vont dans le sens de la d&#233;mocratie, de l'&#233;galit&#233; (en tension avec la libert&#233;) et d'autres valeurs qui s'affirment selon les p&#233;riodes et les pays,&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt;	une vision de la soci&#233;t&#233; et du r&#244;le positif de l'&#201;tat (g&#233;n&#233;ralement en r&#233;f&#233;rence &#224; un int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral &#8211; dont le contenu n'est pas compl&#232;tement arr&#234;t&#233; &#8211; et au bien-&#234;tre de la plus grande partie de soci&#233;t&#233;) (une doctrine),&lt;/li&gt;&lt;li&gt;	une mani&#232;re de r&#233;guler les conflits sociaux &#224; travers le compromis et la concertation,&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt;	des politiques et des m&#233;canismes institutionnels qui permettent d'harmoniser le d&#233;veloppement &#233;conomique et le d&#233;veloppement social, et de former un cercle vertueux (une programmatique),&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt;	un positionnement dans l'&#233;conomie monde et la recherche d'alliances &#224; l'&#233;chelle internationale. (Texte 1, p. 3-4)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;1.2&lt;/strong&gt;	Qu'en est-il de la social-d&#233;mocratie au Qu&#233;bec ? (Texte 1, Annexe 1, p. 13-20)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt;L'exp&#233;rience sociale-d&#233;mocrate du Qu&#233;bec exige de consid&#233;rer dans un premier temps la place que le CCF-NDP et des petits partis socialistes ont occup&#233;e et, dans un deuxi&#232;me temps, celle du Parti lib&#233;ral du Qu&#233;bec (PLQ) et du Parti qu&#233;b&#233;cois (PQ), qui ne sont pas formellement ni l'un, ni l'autre des partis sociaux-d&#233;mocrates. Toutefois, ces deux partis provinciaux ont mis de l'avant &#224; certaines occasions des politiques d'inspiration sociale-d&#233;mocrate. De plus, le PQ s'est lui-m&#234;me qualifi&#233; assez r&#233;guli&#232;rement de social-d&#233;mocrate. Enfin, &#224; certains moments, ce parti souverainiste a &#233;t&#233; membre observateur de l'internationale socialiste. (Texte 1, p. 13)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;1.3&lt;/strong&gt;	Pourquoi faut-il repenser la social-d&#233;mocratie aujourd'hui ? (Texte 1, Annexe 1, p. 20-21)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt;Avant m&#234;me d'examiner les principales dimensions qui d&#233;finissent la social-d&#233;mocratie (voir la section 1 du pr&#233;sent texte), il faudrait caract&#233;riser davantage le nouvel environnement pour voir clairement non seulement comment un simple retour &#224; la social-d&#233;mocratie (telle qu'&#233;labor&#233;e &#224; la suite de la grande crise de 1930) n'est pas possible, mais comment un renouvellement en profondeur s'impose, un renouvellement qui soit fid&#232;le &#224; la tradition sociale-d&#233;mocrate, mais tourn&#233; explicitement vers l'avenir. Dans cette perspective, il s'agirait de montrer comment, depuis quelques d&#233;cennies, de nombreuses mutations soci&#233;tales ont &#171; transform&#233; les bases m&#234;me de la transformation &#187; sociale-d&#233;mocrate. Nous pensons entre autres &#224; la stabilit&#233; de la famille traditionnelle qui &#233;tait pos&#233;e comme allant de soi. De m&#234;me, le plein emploi et une grande partie du syst&#232;me de protection sociale avaient &#233;t&#233; le plus souvent pens&#233;s &#224; partir d'une source de revenu par famille, comme si la femme devait demeurer au foyer ou se cantonner dans des t&#226;ches dont la r&#233;mun&#233;ration ne serait que d'appoint. La culture et les valeurs ont &#233;galement &#233;volu&#233; qualitativement comme le laissent bien voir aussi bien l'&#233;mergence des valeurs postmat&#233;rialistes que celle des nouvelles g&#233;n&#233;rations X et Y. Sur le plan politique, les transformations sont &#233;galement de taille, si l'on pense au d&#233;lestage des &#201;tat-nations au profit d'accords internationaux et de la d&#233;centralisation, sans oublier une nouvelle g&#233;opolitique o&#249; s'imposent le BRIC( Br&#233;sil, Russie, Inde et Chine ), et d'autres pays &#233;mergents. De m&#234;me au plan &#233;conomique, l'&#233;mergence d'une &#233;conomie de la connaissance et des services a entra&#238;n&#233; une transformation du monde du travail qui a fait dispara&#238;tre l'ouvrier de masse. Enfin, la mondialisation et les nouvelles technologies de communication ont favoris&#233; la multiplication des interd&#233;pendances qui peuvent permettre de penser une autre mondialisation. Cette derni&#232;re s'impose si l'on prend en consid&#233;ration notamment la crise financi&#232;re, la crise &#233;conomique et la crise &#233;cologique. (Texte 1, p. 20-21)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;CE TEXTE &#201;TANT TRES LONG, NOUS L&#180;AVONS RENDU DISPONIBLE EN FORMAT PDF, LEQUEL VOUS POUVEZ ACCEDER DEPUIS LE LIEN CI-BAS&lt;/h3&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>LA D&#201;MOCRATISATION DES ENTREPRISES ET DES SERVICES</title>
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		<dc:date>2010-03-01T19:45:47Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Dor&#233;</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Comme syndicaliste et sociologue j'ai particip&#233; pendant une quinzaine d'ann&#233;es &#224; un grand nombre de transformations dans des entreprises du secteur manufacturier et des &#233;tablissements du secteur public. Je constate que tout processus de d&#233;mocratisation dans les divers milieux de travail doit respecter un certain nombre d'exigences que je pr&#233;sente ici. Mes constatations rejoignent il me semble, celles des meilleures recherches sur ce sujet.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://chantiersocialdemocratie.org/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Relation&#201;tat-Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce qui est valable au niveau micro me le semble tout autant au niveau macro. Ce qui est valable dans le monde du travail doit pouvoir trouver son adaptation dans les autres secteurs de la vie collective. L'innovation au niveau micro est indispensable dans une p&#233;dagogie de d&#233;mocratisation des rapports entre l'&#201;tat et une citoyennet&#233; active .Reste &#224; construire l'articulation entre les niveaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce texte devrait donc &#234;tre resitu&#233; dans une strat&#233;gie plus large de diffusion et de soutien de l'innovation dans les services public et priv&#233;, en pr&#233;cisant le r&#244;le souhaitable des divers acteurs sociaux aux niveaux local, sectoriel, r&#233;gional et national.
Il faudrait mieux conna&#238;tre ce qui se passe actuellement sur le terrain et quelles sont &#224; cet &#233;gard les positions de divers acteurs. Il faut partir des acquis pour construire l'avenir !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;I -CONCILIATION D'OBJECTIFS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toute d&#233;marche de r&#233;organisation et de d&#233;mocratisation doit concilier des int&#233;r&#234;ts convergents et divergents port&#233;s par le divers acteurs sociaux, autour des enjeux de productivit&#233;/ efficacit&#233;/ efficience et la revalorisation du pouvoir des salari&#233;s et usagers au sein des organisations sur la d&#233;finition des objectifs et les fa&#231;ons de faire, autour de la pond&#233;ration quantit&#233;/ qualit&#233; dans la raret&#233; des ressources, autour de la promotion et protection des emplois et les co&#251;ts de production et la comp&#233;tition, etc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout processus de d&#233;mocratisation implique la recherche de nouveaux &#233;quilibres ( ou de cercles vertueux) entre ces divers objectifs qui apparaissent tr&#232;s souvent contradictoires s'il ne sont pas partag&#233;s, dans un processus de d&#233;bats et d'exp&#233;rimentations jamais achev&#233;, dans un monde en changement continuel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;II-VALEURS &#192; D&#201;VELOPPER ET PARTAGER :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le partage des valeurs est indispensable pour supporter et assurer la p&#233;rennit&#233; d'une d&#233;marche, susciter les changements de comportements, notamment dans une fa&#231;on nouvelle d'assumer le leadership, redonner &#224; tout le monde la fiert&#233; du travail bien fait et promouvoir la qualit&#233; des services.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1- La transparence et la confiance. Elles sont li&#233;es. La premi&#232;re implique l'acc&#232;s &#224; toute l'information, la capacit&#233; de transf&#233;rer les connaissances les plus strat&#233;giques. Sur cette base la confiance peut na&#238;tre et se d&#233;velopper, favoriser la reconnaissance, le respect de l'autre et la capacit&#233; d'autocritique. La croissance de la confiance est rarement continue. Il est normal qu'elle subisse des hauts et des bas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2- La coop&#233;ration. Elle est la seule valeur garante de processus gagnant-gagnant dans le repartage du pouvoir, des responsabilit&#233;s et des t&#226;ches. Une saine comp&#233;tition entre les personnes et les groupes n&#233;cessite un cadre plus large de coop&#233;ration.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;3- L'autonomie dans l'interd&#233;pendance. La d&#233;mocratisation n&#233;cessite le renforcement de l'autonomie des personnes et des groupes, donc la d&#233;centralisation graduelle des pouvoirs et des ressources n&#233;cessaires. L'accroissement de l'autonomie n&#233;cessite la construction d'une coordination pour assurer la vision d'ensemble, rappeler les grands objectifs et les valeurs communes, s'assurer de l'&#233;quit&#233; g&#233;n&#233;rale. L'enjeu est de concilier une certaine diversit&#233; selon les lieux, les &#233;quipes et les missions et la coh&#233;rence globale dans la recherche des objectifs partag&#233;s et le partage des diverses ressources.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;4- La responsabilisation collective et individuelle. Ces deux niveaux de responsabilit&#233;s sont habituellement mis en opposition quant en fait l'une n'est pas possible sans l'autre. L'affirmation moderne de l'individualit&#233; favorisera la responsabilisation individuelle si la responsabilisation collective est correctement red&#233;finie dans le but de la stimuler et la soutenir, donc dans une perspective d'empowerment . Dans le cas contraire on se dirige vers la stigmatisation et la culpabilisation des personnes et des groupes, l'Individualisme dans ses aspects n&#233;gatifs, le syndrome &#171; pas dans ma cour &#187;, etc. . La conciliation de ces deux niveaux de responsabilit&#233;s est &#224; la base d'une politique de la reconnaissance bien plus ad&#233;quate et durable que tous les syst&#232;mes de bonus, de primes, de salaires au rendement que l'on pourra imaginer&lt;/p&gt; &lt;p&gt;5- La recherche du consensus. Un concept souvent mal compris (comme synonyme de confusion des int&#233;r&#234;ts, du plus petit commun d&#233;nominateur, de l'unanimit&#233;, etc. ). &#171; Le consensus est un moyen, voire une m&#233;thode de changer les normes et les r&#232;gles de la vie collective. Il n'a pas pour but d'&#233;liminer les tensions et de pr&#233;server l'&#233;quilibre entre les positions antagoniques, mais au contraire de les laisser se modifier les unes par les autres avec le moins de virulence, jusqu'&#224; ce qu'un &#233;l&#233;ment nouveau s'en d&#233;gage. La discorde, loin d'&#234;tre un rat&#233; ou une r&#233;sistance, est ,en l'occurrence, le levier le plus pr&#233;cieux du changement &#187;( Serge Moscovici dans &#171; Dissensus et consensus &#187;.)Le consensus est plus un processus qu'un r&#233;sultat. Il est la seule fa&#231;on de concilier les droits et opinions des majorit&#233;s et des minorit&#233;s, dans des &#233;quilibres souvent &#224; red&#233;finir et de s'engager solidairement dans l'action. Le consensus n'exclut par les compromis. Il les facilite.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;CARACT&#201;RISTIQUES DE LA D&#201;MARCHE :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1- Une d&#233;marche du bas vers le haut impliquant d'abord les premiers concern&#233;s dans la production quotidienne des biens et services, dans les rapports avec les usagers, la d&#233;tection des probl&#232;mes et la recherche de solutions. Le contraire ce que l'on a fait dans la &#171; r&#233;forme &#187; de l'&#201;ducation et ce que l'on continu &#224; faire dans le secteur de la Sant&#233; au Qu&#233;bec. Cependant cela n'est pas possible sans l'engagement, la confiance et le soutien constant de la haute direction et sans la transformation du r&#244;le des cadres interm&#233;diaires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2- Une d&#233;marche syst&#233;mique, qui tient compte de l'interd&#233;pendance des variables et prend en charge la complexit&#233; croissante de la soci&#233;t&#233;. Il s'agit aussi d'une d&#233;marche pr&#233;ventive, capable de g&#233;rer les risques et d'agir &#224; la source des probl&#232;mes. Tout probl&#232;me est engendr&#233; par une pluralit&#233; de causes et il n'existe pas une solution unique pour les r&#233;gler. La d&#233;marche syst&#233;mique nous am&#232;ne &#224; repenser les rapports hi&#233;rarchiques du bas vers le haut (dimension verticale ) et les rapports entre les &#233;quipes , les d&#233;partements ,les services, les minist&#232;res, etc. ( dimension horizontale ).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;3- Une d&#233;marche multi et interdisciplinaire fond&#233;e sur le travail en &#233;quipe pour faire les diagnostics, produire les biens et services et &#233;valuer les r&#233;sultats .Son caract&#232;re multidisciplinaire en appelle &#224; la compl&#233;mentarit&#233; des comp&#233;tences et des t&#226;ches et leur mise en commun vers un m&#234;me objectif. L'interdisciplinarit&#233; implique la capacit&#233; d'ouvrir les fronti&#232;res des comp&#233;tences et des t&#226;ches de chaque discipline et m&#233;tiers et de d&#233;finir les t&#226;ches de basse complexit&#233; qui peuvent &#234;tre assum&#233;es par tous, les t&#226;ches de moyenne complexit&#233; qui peuvent &#234;tre assum&#233;es par des disciplines ou m&#233;tiers connexes et les t&#226;ches de haute complexit&#233; qui demeurent exclusives. C'est uniquement dans cette d&#233;marche que la modification des r&#232;gles des conventions collectives et des ordres professionnels peut &#234;tre possible. Donc &#224; l'issue d'exp&#233;rimentations qui font la preuve que les changements b&#233;n&#233;ficient &#224; toutes les parties ( direction , salari&#233;s, clients et usagers). Proc&#233;der &#224; l'inverse (forcer la modification des r&#232;gles avant l'exp&#233;rimentation ) pousse les acteurs dans la d&#233;fensive et le repli, favorise le corporatisme et nous am&#232;ne fatalement &#224; l'&#233;chec. Il est normal, pour le meilleur ou pour le pire, que les acteurs se d&#233;fendent avec le seul outil qu'ils se sont donn&#233; pour se prot&#233;ger de l'arbitraire. Les r&#232;gles anciennes n&#233;goci&#233;es ou impos&#233;es sont plus la cons&#233;quence que la cause de la division rigide et tayloris&#233;e du travail .Les probl&#232;mes d'aujourd'hui ne peuvent pas &#234;tre solutionn&#233;s par le m&#234;me niveau de pens&#233;e qui les a engendr&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;4- Il s'agit d'une d&#233;marche qui poss&#232;de &#224; la fois une dimension exp&#233;rimentale, capable de processus de r&#233;troaction, d'autocorrection et d'autor&#233;gulation, qui permet de partager de nouvelles valeurs et de nouvelles r&#232;gles. Bref, qui &#233;vite la bureaucratisation, c'est-&#224;-dire la substitution des objectifs par les r&#232;gles, un changement de la culture organisationnelle, une d&#233;marche qui demande du souffle, de l'ouverture, de l'audace et de la pers&#233;v&#233;rance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;5- La formation continue est une dimension indispensable de ces processus, autant dans leur mise en place que dans le fonctionnement permanent des organisations. Elle vise plusieurs objectifs ; la formation professionnelle notamment pour la prise en charge des nouvelles technologies, la formation au travail en &#233;quipe, les questions de sant&#233;-s&#233;curit&#233;, etc.. Les responsables de la structure de pilotage des changements doivent &#234;tre form&#233;s aux outils de diagnostic, de r&#233;solution de probl&#232;mes et de conflits, aux outils de contr&#244;le de la qualit&#233;, du juste-&#224;- temps ,etc. Tous les salari&#233;es, cadres et direction auront besoin de formation. Une politique de formation implique de pr&#233;ciser et am&#233;liorer les rapports entre institutions de recherche et d'enseignement, une politique de cong&#233;s-&#233;ducation, la formation dans les lieux de travail, la formation des adultes, les missions de services aux collectivit&#233;s ,etc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;TAPES (pr&#233;sent&#233;es ici de fa&#231;on sommaire) :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1- Pr&#233;-diagnostic , identification pr&#233;liminaire des forces et faiblesses de l'organisation par les acteurs et expression de la volont&#233; d'agir ensemble pour am&#233;liorer l'&#233;tat des choses.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2- Mise en place d'une structure ou comit&#233; de pilotage o&#249; sont repr&#233;sent&#233;s les divers acteurs sociaux mandat&#233;s par leurs organisations. Les clients ou usagers des services peuvent &#234;tre consult&#233;s r&#233;guli&#232;rement ou directement impliqu&#233;s dans la d&#233;marche par des m&#233;canismes de repr&#233;sentation &#224; d&#233;finir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;3- Diagnostic en impliquant le maximum de personnes dans l'identification des forces et faiblesses de l'organisation et la recherche de solutions. Engagement d'un consultant ? Si oui quelles sont les conditions et la nature pr&#233;cise de sa t&#226;che ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;4- Programme de travail propos&#233; par le comit&#233; de pilotage : les objectifs, la d&#233;marche &#224; suivre, le partage des t&#226;ches, la formation de comit&#233;s de travail et les &#233;ch&#233;anciers &#224; respecter, etc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;5- Formation des responsables de la d&#233;marche (analyse des processus, r&#233;solution de probl&#232;mes, r&#233;solution de conflits, processus de qualit&#233; ,juste- &#224;- temps, etc. )&lt;/p&gt; &lt;p&gt;6- Mise en place de l'exp&#233;rimentation, les petits pas qui donnent espoir, essais et erreurs, pas de solutions uniques impos&#233;es, valorisation et diffusion de l'innovation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;7- &#201;valuation, &#233;talonnage (&#171; bench-marking &#187;) , corrections ,formation, ressources de soutien, am&#233;lioration continue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; 8- D&#233;finition des conditions pour soutenir &#224; long terme les changements mis en place.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>REPENSER LES INSTITUTIONS</title>
		<link>http://chantiersocialdemocratie.org/spip.php?article33</link>
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		<dc:date>2010-01-07T14:29:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Beno&#238;t L&#233;vesque, Gilles L. Bourque</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Dans le contexte actuel, o&#249; il est n&#233;cessaire de proc&#233;der &#224; une &#171; Grande transformation &#187; du mode de r&#233;gulation de la vie &#233;conomique, pour acc&#233;der &#224; un d&#233;veloppement plus soutenable, un des passages oblig&#233;s de questionnement est celui des institutions et de la pluralit&#233; des arrangements institutionnels au sein des soci&#233;t&#233;s. La conflictualit&#233; des rapports sociaux au sein des soci&#233;t&#233;s et des activit&#233;s &#233;conomiques exige des r&#232;gles reconnues par les diverses parties, sans quoi les acteurs se retrouveraient dans des luttes sans fin. Ces r&#232;gles et institutions dans une soci&#233;t&#233; peuvent prendre diverses formes dont l'architecture peut &#234;tre remise en cause par une grande crise, comme celle que nous avons connue &#224; partir des ann&#233;es 1970 ou celle qui s'est r&#233;cemment ouverte avec la crise financi&#232;re mondiale.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://chantiersocialdemocratie.org/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Relation&#201;tat-Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans cette perspective, il faut comprendre que les soci&#233;t&#233;s et les &#233;conomies peuvent conna&#238;tre diverses configurations dans le temps (marchande au XIXe si&#232;cle et fordisme au XXe), mais aussi dans l'espace, comme le sugg&#232;rent les approches en termes de vari&#233;t&#233;s du capitalisme et les analyses des mod&#232;les en &#233;mergence. Selon ces diverses configurations institutionnelles et trajectoires territorialis&#233;es de d&#233;veloppement, l'&#233;conomie &#224; l'&#233;chelle du monde serait plus ou moins plurielle. De plus, une configuration donn&#233;e favorise certaines formes organisationnelles comme on a pu l'observer avec le fordisme qui mettait de l'avant le couple march&#233;/&#201;tat ou si l'on veut le monde marchand et le monde civique, alors que l'ultralib&#233;ralisme promeut principalement le monde marchand et secondairement le monde domestique (charit&#233;, compassion, renforcement de la famille).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La conjoncture mondiale actuelle est devenue plus favorable &#224; un retour &#224; la social-d&#233;mocratie : apr&#232;s avoir aid&#233; les grandes institutions financi&#232;res en utilisant l'argent des contribuables, il sera difficile d'oublier les individus et les familles durement touch&#233;es par cette crise. Cependant, cette derni&#232;re ne signifie pas la fin du capitalisme. Mais le vent semble bien avoir chang&#233; de bord, au moins &#224; l'&#233;chelle des pays d&#233;velopp&#233;s. De nombreux analystes affirment le besoin d'une r&#233;gulation internationale alors que les dirigeants politiques du G20 mettent de l'avant &#233;galement une r&#233;gulation renforc&#233;e, voire une refondation du capitalisme. Les grandes crises peuvent &#234;tre l'occasion de grandes transformations, mais cela ne va pas de soi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La crise globale que nous vivons r&#233;v&#232;le plus sp&#233;cifiquement deux chocs frontaux : la crise de la r&#233;gulation des march&#233;s financiers et la crise de la r&#233;partition des revenus. Qu'on le veuille ou non, les r&#233;percussions de ces deux chocs vont affecter la trajectoire que nous connaissions depuis trois d&#233;cennies. Depuis la r&#233;volution conservatrice du d&#233;but des ann&#233;es 1980, les financiers et les grandes firmes transnationales ont impos&#233; une nouvelle vision de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral selon lequel nous serions tous, comme &#233;pargnants et consommateurs, gagnants du mod&#232;le de la mondialisation lib&#233;rale. Comme consommateurs, nous profitions de prix d&#233;fiants toute concurrence ; comme &#233;pargnants, nous profitions de rendements au-del&#224; de toute attente. Mais, si cette conception s'est largement diffus&#233;e c'est que, d'une part, les revenus des classes moyennes stagnaient, voire diminuaient, et que, d'autre part, la capacit&#233; des individus &#224; assurer leur niveau de vie &#224; la retraite s'amenuisait de fa&#231;on importante. Pendant ce temps, les dirigeants d'entreprises et les financiers voyaient leur revenu exploser.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si on y ajoute le choc caus&#233; par les r&#233;percussions croissantes des changements climatiques, on con&#231;oit ais&#233;ment que le nouveau paradigme soci&#233;tal, qui pourra r&#233;pondre &#224; ces enjeux, devra permettre de repenser les relations entre le mode de production (y compris le syst&#232;me de r&#233;partition des revenus) et le mode de vie (consommation). Il implique de renouveler le compromis social permettant de mobiliser toutes les parties prenantes associ&#233;es &#224; ces enjeux autour d'objectifs communs en faisant appel &#224; d'autres principes que ceux du monde marchand. Pour transformer nos pratiques &#233;conomiques, il faudra faire appel, au c&#339;ur m&#234;me de nos activit&#233;s &#233;conomiques de producteurs, d'&#233;pargnants ou de consommateurs, aux principes relevant de la citoyennet&#233;, de la proximit&#233;, de la solidarit&#233;, de l'&#233;quit&#233; et de la responsabilit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les d&#233;fis politiques sont majeurs. Avec l'ouverture des fronti&#232;res (et les interd&#233;pendances qui en r&#233;sultent), le potentiel des moyens de communication et d'information, les changements dans la structure sociale et les nouvelles valeurs qui se sont impos&#233;es, dont la conscience de la fragilit&#233; de la plan&#232;te, il ne saurait &#234;tre question d'un retour pur et simple &#224; la social-d&#233;mocratie telle qu'esquiss&#233;e dans la premi&#232;re moiti&#233; du XXe si&#232;cle. Cependant, le renouvellement de la social-d&#233;mocratie pr&#233;sente des d&#233;fis nouveaux et de taille.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En premier lieu, le point de d&#233;part ne peut venir que d'initiatives visant &#224; poser les bases d'un nouveau compromis social m&#234;me si ce dernier est beaucoup plus difficile &#224; obtenir qu'auparavant, notamment en raison de la complexification de la soci&#233;t&#233;. &#192; la diff&#233;rence du tripartisme (repr&#233;sentants syndicaux, patronaux et de l'&#201;tat), le multipartisme fait entrer les diverses composantes d'une soci&#233;t&#233; civile qui s'est diversifi&#233;e et fragment&#233;e, comme on a pu l'observer depuis le milieu des ann&#233;es 1990.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En deuxi&#232;me lieu, la d&#233;mocratie est travers&#233;e par des conflits de valeurs et d'int&#233;r&#234;ts en bonne partie aliment&#233;e par un pluralisme qui pourrait contribuer &#224; l'enrichir. Ainsi, les valeurs de libert&#233;, d'&#233;galit&#233; et de fraternit&#233;, fondement de la d&#233;mocratie, sont de plus en plus dans des rapports de compl&#233;mentarit&#233; et de tension, interdisant les simplifications dans un sens ou dans l'autre. Cette solidarit&#233; ne peut &#234;tre d&#233;cr&#233;t&#233;e d'en haut, mais il est possible d'en favoriser la construction par la participation du plus grand nombre, par la reconnaissance et l'action d'une soci&#233;t&#233; civile proactive et responsable, et par le renouvellement des institutions d&#233;mocratiques. Le pluralisme des identit&#233;s et des appartenances a pour cons&#233;quence positive de faire &#233;merger une pluralit&#233; d'int&#233;r&#234;ts collectifs qui, bien que ne correspondant pas &#224; l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral, ne sauraient &#234;tre r&#233;duits &#224; des &#233;go&#239;smes collectifs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toutefois, &#224; l'&#233;chelle de la soci&#233;t&#233;, l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral ne peut se limiter &#224; l'addition de ces int&#233;r&#234;ts collectifs, non seulement en raison de l'incompatibilit&#233; existant entre certains d'entre eux, mais aussi parce que le changement d'&#233;chelle exige de d&#233;gager une vision largement partag&#233;e et de construire un bien commun qui n'est donn&#233; par aucun int&#233;r&#234;t individuel, ni m&#234;me collectif tel qu'entendu. Le d&#233;fi d'une nouvelle social-d&#233;mocratie, bas&#233;e sur la notion de &#171; multi-parties prenantes &#187;, est alors de se donner des m&#233;canismes qui permettent la participation, non seulement des individus comme citoyens, mais aussi des associations et autres composantes de la soci&#233;t&#233; civile. Si les institutions de la d&#233;mocratie repr&#233;sentative se doivent d'&#234;tre revaloris&#233;es pour qu'elles soient plus repr&#233;sentatives et plus ouvertes &#224; la d&#233;lib&#233;ration, la reconnaissance des int&#233;r&#234;ts collectifs dans le processus de construction de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral suppose une certaine formalisation de la concertation ou mieux de la d&#233;mocratie participative.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'approche de la concertation et de la d&#233;mocratie participative ne remet pas en cause la d&#233;mocratie repr&#233;sentative dans la mesure o&#249; celle-ci l'encadre et pr&#233;side en derni&#232;re analyse &#224; la r&#233;gulation des conflits, comme on a pu l'observer dans les soci&#233;t&#233;s europ&#233;ennes, dont les pays scandinaves. Ainsi, dans une &#233;conomie misant sur la connaissance et sur des biens intangibles comme le sont la recherche ou m&#234;me le climat social, les d&#233;penses dans le domaine de l'&#233;ducation et de la coh&#233;sion sociale peuvent d&#233;sormais repr&#233;senter des investissements sociaux qui ont de fortes retomb&#233;es &#233;conomiques. Dans un tel cas, il n'est pas n&#233;cessaire d'attendre de cr&#233;er la richesse avant d'investir dans le d&#233;veloppement social puisque ce dernier peut enclencher ou favoriser le d&#233;veloppement &#233;conomique. Dans cette perspective, il s'agit moins de r&#233;parer les d&#233;g&#226;ts du pass&#233;, que de se pr&#233;parer &#224; relever les d&#233;fis de demain.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En t&#233;moigne bien le cas des CPE qui pr&#233;parent les jeunes enfants &#224; mieux r&#233;ussir &#224; l'&#233;cole de fa&#231;on &#224; leur assurer, dans un avenir plus &#233;loign&#233;, une &#233;ducation qui leur permettra de s'ins&#233;rer beaucoup plus facilement dans un march&#233; du travail complexe et exigeant. Les CPE permettent par ailleurs aux parents de mieux participer au monde du travail, si tel est leur d&#233;sir, entra&#238;nant ainsi une augmentation du revenu des couples avec enfants et des familles monoparentales. De m&#234;me, dans le d&#233;veloppement &#233;conomique, il est pr&#233;f&#233;rable d'intervenir &#224; partir d'une offre dite int&#233;gr&#233;e, soit en investissant moins pour sauver les entreprises en difficult&#233; que pour faire &#233;merger ou renforcer celles qui s'imposeront. Dans ce cas, l'&#201;tat se pr&#233;occupe de facteurs jouant sur l'offre tels l'acc&#232;s au financement, la R&amp;D, l'innovation, les services aux entreprises, la formation de la main-d'&#339;uvre. Ce nouveau cercle vertueux (&#224; construire) fait en sorte que les fronti&#232;res entre d&#233;veloppement social et d&#233;veloppement &#233;conomique sont de moins en moins &#233;tanches.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le cercle vertueux que pourrait construire une social-d&#233;mocratie renouvel&#233;e suppose, comme on l'a vu, un compromis social &#171; multi-parties prenantes &#187;, une d&#233;mocratie plurielle de m&#234;me qu'une &#233;conomie plurielle. Une d&#233;mocratie plurielle exige, non seulement l'articulation de la d&#233;mocratie repr&#233;sentative et de la d&#233;mocratie participative, mais la revitalisation de chacune d'entre elles, entre autres &#224; partir de la d&#233;mocratie d&#233;lib&#233;rative et la mise en place de proc&#233;dures l&#233;gitimes et appropri&#233;es. Une &#233;conomie plurielle repose, non seulement sur une &#233;conomie mixte (entreprises priv&#233;es et entreprises publiques), mais aussi sur des entreprises et des organisations relevant de l'&#233;conomie sociale et plus largement de la soci&#233;t&#233; civile.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'&#233;conomie capitaliste n'a jamais &#233;t&#233; constitu&#233;e exclusivement d'entreprises priv&#233;es, elle a toujours &#233;t&#233; plurielle. Outre la reconnaissance de son caract&#232;re pluriel, ce qui est nouveau c'est que la nouvelle &#233;conomie s'alimente de plus en plus de biens non marchands et qu'un nouveau cercle vertueux peut r&#233;sulter d'une articulation du d&#233;veloppement &#233;conomique et du d&#233;veloppement social. Tout cela rend l'&#233;conomie plurielle &#233;minemment souhaitable et acceptable dans le cadre d'un compromis social.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin, la d&#233;mocratie plurielle coupl&#233;e avec des gouvernances distribu&#233;es et d&#233;centralis&#233;es rend possible une mobilisation des divers acteurs sociaux et des diverses r&#233;gions tout en profitant des appartenances multiples qui les diff&#233;rencient. La rationalit&#233; n'est pas absente dans de tels engagements bien qu'il s'agisse en bonne partie d'une rationalit&#233; substantive, d'une rationalit&#233; orient&#233;e par des valeurs et des convictions. Pour que ces choix puissent s'inscrire dans ce que tous et chacun consid&#232;rent comme relevant de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral, il existe des pr&#233;alables, &#224; commencer par une d&#233;marche qui donne confiance. Cela suppose d'un gouvernement un diagnostic partag&#233; sur les enjeux et une vision &#233;galement partag&#233;e des d&#233;fis &#224; relever. Dans cette perspective, la politique ne saurait se limiter &#224; la gestion courante de la chose publique, elle implique aussi une vision de l'avenir qui suscite de l'espoir et qui donne du sens &#224; l'engagement public.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>POUR UN MOD&#200;LE QU&#201;B&#201;COIS PLUS DURABLE</title>
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		<dc:date>2009-11-21T17:18:49Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gilles L. Bourque</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 1960, la r&#233;volution tranquille a &#233;t&#233; l'occasion d'une modernisation de l'&#201;tat et des infrastructures socio&#233;conomiques et r&#233;glementaires, ainsi que d'une prise en main des principaux leviers &#233;conomiques, en particulier dans les secteurs de la finance et des ressources naturelles. Il faut dire qu'en comparaison du reste du monde, o&#249; l'&#201;tat providentialiste &#233;tait depuis longtemps en place, cette transformation a &#233;t&#233; particuli&#232;rement tardive au Qu&#233;bec. C'est probablement pour cette raison qu'a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; un mod&#232;le de d&#233;veloppement si original.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aujourd'hui, on peut donc dire que le mod&#232;le qu&#233;b&#233;cois issu de la r&#233;volution tranquille s'est profond&#233;ment transform&#233;. De l'&#201;tat entrepreneur, on est pass&#233; &#224; un &#201;tat facilitateur qui a cherch&#233; &#224; mettre en place les conditions pour la r&#233;alisation des strat&#233;gies gagnantes des acteurs &#233;conomiques et sociaux.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://chantiersocialdemocratie.org/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Relation&#201;tat-Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 1960, la r&#233;volution tranquille a &#233;t&#233; l'occasion d'une modernisation de l'&#201;tat et des infrastructures socio&#233;conomiques et r&#233;glementaires, ainsi que d'une prise en main des principaux leviers &#233;conomiques, en particulier dans les secteurs de la finance et des ressources naturelles. Il faut dire qu'en comparaison du reste du monde, o&#249; l'&#201;tat providentialiste &#233;tait depuis longtemps en place, cette transformation a &#233;t&#233; particuli&#232;rement tardive au Qu&#233;bec. C'est probablement pour cette raison qu'a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; un mod&#232;le de d&#233;veloppement si original.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aujourd'hui, on peut donc dire que le mod&#232;le qu&#233;b&#233;cois issu de la r&#233;volution tranquille s'est profond&#233;ment transform&#233;. De l'&#201;tat entrepreneur, on est pass&#233; &#224; un &#201;tat facilitateur qui a cherch&#233; &#224; mettre en place les conditions pour la r&#233;alisation des strat&#233;gies gagnantes des acteurs &#233;conomiques et sociaux.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Les r&#233;sultats du mod&#232;le qu&#233;b&#233;cois&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'&#224; r&#233;cemment, le r&#244;le de l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois a &#233;t&#233; &#233;conomiquement et socialement performant. Je m'appui sur les recherches des professeurs Alain Guay et Nicolas Marceau, &#233;conomistes &#224; l'UQAM pour le d&#233;montrer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Selon eux, pendant les vingt derni&#232;res ann&#233;es, les principaux indicateurs &#233;conomiques mesur&#233;s per capita montrent que le Qu&#233;bec a su r&#233;duire son &#233;cart avec la moyenne canadienne, d&#233;passant m&#234;me cette moyenne lorsqu'on exclut l'Alberta de la moyenne canadienne. Ils expliquent cette performance par plusieurs facteurs, mais les principaux d&#233;coulent directement du r&#244;le jou&#233; par l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois. En premier lieu, on retrouve les avantages du syst&#232;me qu&#233;b&#233;cois d'innovation : les d&#233;penses en R&amp;D en proportion du PIB sont les plus &#233;lev&#233;s de toutes les provinces canadiennes gr&#226;ce &#224; des avantages fiscaux et &#224; des choix strat&#233;giques de l'&#201;tat. L'autre facteur important est celui de la r&#233;duction significative de l'&#233;cart des niveaux de la scolarisation de la main-d'&#339;uvre. &#201;videmment, cette r&#233;duction plus significative a exig&#233; des d&#233;penses aussi plus significatives.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L&#224;-dessus, je me permets d'ajouter que les d&#233;penses actuellement plus &#233;lev&#233;es qu'ailleurs dans le domaine de la petite enfance permettront, dans un avenir rapproch&#233;, d'avoir des jeunes plus &#233;duqu&#233;s qui s'ins&#233;reront beaucoup plus facilement dans un march&#233; du travail complexe et exigeant. Mais dans ce domaine, il ne faut pas penser en termes de rendement trimestriel ! C'est sur le long terme que ces investissements sont rentables.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Selon les professeurs Guay et Marceau, la taille de l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois ne se diff&#233;rencie pas significativement de la moyenne canadienne, &#224; l'exception de l'Alberta et de l'Ontario. Or, les performances qu&#233;b&#233;coises des vingt derni&#232;res ann&#233;es d&#233;passent celles de l'Ontario dans la mesure o&#249; dans tous les domaines les &#233;carts se r&#233;duisent entre les deux provinces. En ce qui concerne l'Alberta, je ne crois pas avoir besoin d'expliquer les raisons de sa situation exceptionnelle, incomparable. Sauf pour indiquer que cette province profite le plus des effets positifs de ses rentes &#233;nerg&#233;tiques, alors que ce sont les provinces centrales qui en subissent les effets n&#233;gatifs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin, l'&#233;tude des professeurs de l'UQAM d&#233;montrent que la croissance de l'&#233;conomie qu&#233;b&#233;coise s'accompagne en m&#234;me temps d'un d&#233;veloppement social plus harmonieux. Le mod&#232;le qu&#233;b&#233;cois est caract&#233;ris&#233; par une action plus redistributive et le Qu&#233;bec dans son ensemble conna&#238;t les taux de pauvret&#233; et de criminalit&#233; les plus bas au Canada.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En somme, le mod&#232;le qu&#233;b&#233;cois, d'inspiration social-d&#233;mocrate, a &#233;t&#233; &#233;conomiquement et socialement performant pour la population du Qu&#233;bec.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;L'avenir du mod&#232;le qu&#233;b&#233;cois&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Bien que, depuis 2003, le gouvernement lib&#233;ral de Jean Charest ait eu l'agenda d'en d&#233;coudre avec le mod&#232;le qu&#233;b&#233;cois, il faut convenir qu'apr&#232;s cinq ann&#233;es de ce gouvernement, malgr&#233; les mesures qui ont &#233;t&#233; prises, la r&#233;silience du mod&#232;le n'est plus &#224; d&#233;montrer. Pourtant, face &#224; des enjeux comme nous en avons rarement connu dans l'histoire, le mod&#232;le qu&#233;b&#233;cois nous appara&#238;t aujourd'hui inadapt&#233; &#224; r&#233;pondre aux d&#233;fis d'un d&#233;veloppement durable. Il doit de nouveau s'adapter &#224; ces nouveaux d&#233;fis en int&#233;grant une nouvelle dimension, trop longtemps marginalis&#233;e : la dimension environnementale. Pour r&#233;pondre aux enjeux du 21i&#232;me si&#232;cle, des changements majeurs s'imposent, en particulier dans les secteurs d'activit&#233;s qui engendrent un d&#233;ficit &#233;cologique qui hypoth&#232;que le d&#233;veloppement et la qualit&#233; de vie des g&#233;n&#233;rations futures.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les particularit&#233;s des enjeux actuels, qu'ils soient sociaux ou environnementaux, interdisent cependant de reproduire &#224; l'identique le mod&#232;le pr&#233;c&#233;dent. &#192; des probl&#232;mes globaux, il faut des solutions globales qui ne peuvent &#234;tre le fait d'un seul pays. La mondialisation n'est pas qu'une id&#233;ologie ; elle est une r&#233;alit&#233; concr&#232;te, tant pour les probl&#232;mes qu'elle suppose que pour les solutions qu'elle propose. D&#232;s lors, la n&#233;cessit&#233; de la ma&#238;trise des enjeux fait appara&#238;tre les conditions d'une nouvelle r&#233;gulation internationale. Mais est-il possible de mener aujourd'hui &#224; une &#233;chelle globale un New Deal qui fut fait &#224; l'&#233;poque &#224; l'int&#233;rieur des espaces nationaux pour r&#233;soudre la crise des ann&#233;es 1930 ? Un New Deal international est-il possible ?&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Un New Deal plan&#233;taire pour une &#233;conomie verte&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est sous le sous-titre de &#171; Investir dans l'environnement, une occasion historique pour relancer l'&#233;conomie et la cr&#233;ation d'emplois au 21&#232;me si&#232;cle &#187; que le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) lan&#231;ait il y a quelques temps un appel &#224; un New Deal plan&#233;taire pour une &#233;conomie verte qui relancerait l'&#233;conomie mondiale. &#192; l'image du programme du pr&#233;sident Roosevelt dans les ann&#233;es 1930,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;l'initiative du PNUE appelle &#224; un nouveau compromis entre les principaux acteurs sociaux qui permettrait d'engager l'&#233;conomie mondiale dans un cercle vertueux du d&#233;veloppement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Selon &lt;a href=&quot;http://www.unep.org/Documents.Multilingual/Default.asp?DocumentID=548&amp;ArticleID=5957&amp;l=fr&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Achim Steiner&lt;/a&gt;, Secr&#233;taire G&#233;n&#233;ral adjoint des Nations Unies et Directeur Ex&#233;cutif du PNUE :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&quot;Les crises &#233;conomiques, &#233;nerg&#233;tiques et alimentaire de 2008, sont en partie le r&#233;sultat d'une sp&#233;culation et d'un &#233;chec des gouvernements &#224; diriger de mani&#232;re intelligente en se focalisant sur les march&#233;s. Mais elles proviennent &#233;galement d'un &#233;chec plus &#233;tendu du march&#233;, d&#233;clenchant des pertes toujours plus importantes et plus inqui&#233;tantes du capital et des ressources naturelles, ajout&#233; &#224; une d&#233;pendance excessive sur les combustibles fossiles limit&#233;s et souvent subventionn&#233;s.&quot;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le plan con&#231;u par le PNUE vise &#224; mobiliser le capital humain et le capital financier au service du capital naturel et des avoirs bas&#233;s sur la nature comme programme de sortie de crise &#233;conomique, sociale et environnementale. Les six priorit&#233;s du PNUE sont :&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; les &#233;nergies et technologies propres, incluant les pratiques de recyclage et de valorisation et les &#233;conomies d'&#233;nergie ; &lt;/li&gt;&lt;li&gt; l'&#233;nergie rurale, dont les &#233;nergies renouvelables et la biomasse durable ; &lt;/li&gt;&lt;li&gt; l'agriculture durable, incluant l'agriculture organique ; &lt;/li&gt;&lt;li&gt; les infrastructures relatives &#224; l'&#233;cosyst&#232;me ; &lt;/li&gt;&lt;li&gt; les r&#233;ductions des &#233;missions r&#233;sultant de la d&#233;forestation et de la d&#233;gradation des for&#234;ts ; &lt;/li&gt;&lt;li&gt; les villes durables, incluant la planification, le transport et la construction &#233;cologiques. &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Un programme pour une grande transformation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Bient&#244;t, le nouveau gouvernement des &#201;tats-Unis enclenchera lui-m&#234;me un vaste plan de relance qui pourrait provoquer un changement profond de la structure industrielle nord-am&#233;ricaine. M&#234;me si, pour des raisons politiques bien compr&#233;hensibles, il a refus&#233; jusqu'&#224; maintenant de parler d'un New Deal, on peut croire qu'avec la pression des forces progressistes qui ont soutenu sa campagne, la politique &#233;conomique d'Obama ira au-del&#224; d'un simple plan de relance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le contexte est extr&#234;mement favorable pour le Qu&#233;bec, ne serait-ce qu'au seul point de vue de la lutte contre les changements climatiques. En s'appuyant sur le potentiel actuel (couplage des &#233;nergies hydro-&#233;lectrique et &#233;olienne, pr&#233;sence forte dans les &#233;quipements de transport collectif), un gouvernement qu&#233;b&#233;cois visionnaire devrait lancer un vaste plan de d&#233;veloppement permettant un tournant majeur, un changement d'&#233;chelle, sur le plan de l'utilisation d'&#233;nergies et de technologies propres : &#233;lectrification des transports collectifs, flotte de v&#233;hicules utilitaires &#233;lectriques, soutien &#224; l'achat de voiture &#233;lectrique, etc. Le secteur des transports &#233;tant le plus grand utilisateur des produits p&#233;troliers, le Qu&#233;bec pourrait ainsi prendre un tournant significatif vers une soci&#233;t&#233; sans carbone et se donner, comme la Su&#232;de et la Finlande, un objectif ambitieux d'ind&#233;pendance au p&#233;trole.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La plus grande r&#233;ussite du mod&#232;le qu&#233;b&#233;cois est d'avoir cr&#233;er de grandes institutions financi&#232;res collectives : la Caisse de d&#233;p&#244;t, Desjardins, la SGF, Investissement Qu&#233;bec et les deux fonds de travailleurs. En mobilisant une partie significative de leurs actifs et en leur associant une part des actifs des caisses de retraite priv&#233;es, qui viennent de perdre des milliards &#224; sp&#233;culer sur le court terme, il est possible de financer des projets d'investissement de long terme dans des infrastructures durables pour transformer le syst&#232;me productif national vers un mod&#232;le plus soutenable. Selon les scientifiques, il faut diminuer les &#233;missions de GES de 25 &#224; 40 % avant 2020 et de 75 &#224; 80 % avant 2050 si l'on veut &#233;viter une augmentation des temp&#233;ratures de 2o C. L'Europe semble d'ores et d&#233;j&#224; s'engager &#224; diminuer les siennes de 20 % pour 2020 et de 30 % si la communaut&#233; internationale arrive &#224; un nouvel accord en 2009.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les partis politiques se sont tous appropri&#233;s le discours sur le d&#233;veloppement durable. Rien de plus normal, puisqu'il s'impose dor&#233;navant &#224; tous. Mais il faut aller au-del&#224; du discours. Il faut &#233;tablir aujourd'hui des objectifs ambitieux, des cibles qui exigent de changer profond&#233;ment nos mani&#232;res de faire, d&#232;s aujourd'hui. Ce qu'il nous faut, c'est un programme ambitieux qui mobilisera les citoyens autour d'un projet de d&#233;veloppement permettant au Qu&#233;bec de s'ins&#233;rer activement dans le New Deal plan&#233;taire. Un New Deal qui devra transformer radicalement la mondialisation que nous avons subie ces trente derni&#232;res ann&#233;es, vers une &#233;conomie durable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>DANS UN CONTEXTE DE SOCIAL-D&#201;MOCRATIE RENOUVEL&#201;E</title>
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		<dc:date>2009-11-21T03:03:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Louis C&#244;t&#233;</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1.	LE D&#201;FI&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&gt;	&lt;strong&gt;Un nouveau paysage politique&lt;/strong&gt; &#8211; marqu&#233; par l'acc&#233;l&#233;ration de la mondialisation, le passage de la soci&#233;t&#233; industrielle &#224; la soci&#233;t&#233; informationnelle fond&#233;e sur la ma&#238;trise des savoirs et de la technologie, l'approfondissement de la dynamique d&#233;mocratique qui g&#233;n&#232;re une forte aspiration &#224; l'autonomie et une multiplication des acteurs collectifs, la rupture d&#233;mographique qui entra&#238;ne le vieillissement de la population, l'approfondissement de la crise &#233;cologique et la persistance de fortes contraintes financi&#232;res et budg&#233;taires &#8211; &lt;strong&gt;rend l'exercice du gouvernement beaucoup plus complexe et oblige les &#201;tats &#224; revoir leur r&#244;le et leurs modalit&#233;s d'intervention&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://chantiersocialdemocratie.org/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Relation&#201;tat-Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&gt;	&lt;strong&gt;Pour les soci&#233;t&#233;s comparables au Qu&#233;bec&lt;/strong&gt; &#8211; petite population, niveau de vie &#233;lev&#233;, forte int&#233;gration &#224; l'&#233;conomie mondiale, &#201;tat-providence fortement d&#233;velopp&#233;, culture politique &#233;galitariste &#8211;, &lt;strong&gt;le d&#233;fi consiste plus pr&#233;cis&#233;ment &#224; r&#233;pondre, de fa&#231;on durable, aux exigences conflictuelles de la comp&#233;titivit&#233; et de la solidarit&#233; sociale.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&gt;	Plusieurs de ces soci&#233;t&#233;s ont relev&#233; le d&#233;fi en prenant &lt;strong&gt;le virage d'une gouvernance partag&#233;e&lt;/strong&gt;. D&#233;laissant l'approche hi&#233;rarchique, l'&#201;tat s'y fait plus strat&#232;ge tout en s'ouvrant davantage &#224; la participation citoyenne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&gt;	&lt;strong&gt;Au Qu&#233;bec&lt;/strong&gt;, des actions sectorielles se poursuivent, mais le virage tarde. La soci&#233;t&#233; civile est effervescente et de nombreux d&#233;bats sont soulev&#233;s, mais ils demeurent fragment&#233;s et il n'y a pas de consensus sur le diagnostic, encore moins sur les mesures &#224; adopter. De plus, les programmes des partis politiques offrent peu de pistes de renouvellement. Il se d&#233;gage de cette situation &lt;strong&gt;un sentiment d'immobilisme&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.	L'ORIENTATION : UNE GOUVERNANCE PATAG&#201;E&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;strong&gt;	2.1	Des arrangements institutionnels favorisant une formulation commune des probl&#232;mes, la n&#233;gociation et l'arbitrage&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&gt;	Cr&#233;er une structure de gouvernance, des arrangements institutionnels qui, favorisant une formulation commune des probl&#232;mes socio-&#233;conomiques, la reconnaissance des int&#233;r&#234;ts l&#233;gitimes et la n&#233;gociation entre acteurs autonomes, permet &lt;strong&gt;une adaptation constante, simultan&#233;e et int&#233;gr&#233;e des diff&#233;rents secteurs &#224; l'&#233;volution de la soci&#233;t&#233; et de son environnement&lt;/strong&gt;. Il s'agit d'&#233;difier un consensus proc&#233;dural.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&gt;	Le processus d&#233;lib&#233;ratif pouvant conduire &#224; &lt;strong&gt;une compr&#233;hension partag&#233;e des probl&#232;mes socio-&#233;conomiques&lt;/strong&gt; et &#224; la reconnaissance des int&#233;r&#234;ts l&#233;gitimes exige des institutions (universit&#233;s, bo&#238;tes &#224; id&#233;es, commissions, conseils, services d'analyse gouvernementaux ou minist&#233;riels) qui anticipent les probl&#232;mes et cr&#233;ent le langage th&#233;orique et empirique permettant de les formuler et de les faire largement conna&#238;tre. Cette fonction discursive et de politification (de mise &#224; l'agenda politique) permet de transformer des questions sp&#233;cifiques en d&#233;fis collectifs tout en facilitant la reformulation des pr&#233;f&#233;rences et des int&#233;r&#234;ts par leur insertion dans une compr&#233;hension commune de la situation. Au fond, il s'agit de revaloriser le politique comme lieu d&#233;lib&#233;ratif de la construction de la soci&#233;t&#233;, du vivre ensemble, du collectif et du bien commun.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&gt;	Le processus de n&#233;gociation pouvant conduire &#224; des accords, sur base de compromis, permettant de r&#233;soudre les probl&#232;mes pos&#233;s exige &#233;galement des &lt;strong&gt;institutions de concertation et d'arbitrage&lt;/strong&gt;. Une telle int&#233;gration des acteurs collectifs permet de les rendre co-responsables du d&#233;veloppement et de l'adaptation de leur soci&#233;t&#233; : ils peuvent ainsi valider leurs int&#233;r&#234;ts sp&#233;cifiques dans un horizon d'int&#233;r&#234;ts mutuels, &#233;valuer leurs int&#233;r&#234;ts &#224; court terme en regard des cons&#233;quences &#224; long terme et n&#233;gocier des accords sociaux et des politiques publiques. Les partenaires sociaux peuvent ainsi &#234;tre amen&#233;s &#224; &lt;strong&gt;lier politique redistributive&lt;/strong&gt; (revenus, retraites, s&#233;curit&#233; sociale, taxes et imp&#244;ts), &lt;strong&gt;objectifs de productivit&#233;&lt;/strong&gt; (pour les secteurs public et priv&#233;), et d&#233;veloppement durable, &#224; &lt;strong&gt;d&#233;terminer d'un commun accord les limites des co&#251;ts supportables pour l'ensemble de l'&#233;conomie &#224; court et &#224; long terme et &#224; formuler une strat&#233;gie nationale concernant les changements structurels &#224; apporter&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&gt;	Une telle fa&#231;on de faire, une telle approche proc&#233;durale, peut permettre de &lt;strong&gt;d&#233;passer les limites du corporatisme (n&#233;o-corporatisme)&lt;/strong&gt;. Non seulement le privil&#232;ge de la participation est ouvert &#224; de nombreux int&#233;r&#234;ts organis&#233;s au-del&#224; des mondes syndical et patronal, mais le processus d&#233;lib&#233;ratif qui s'ajoute peut permettre la reformulation des pr&#233;f&#233;rences et des int&#233;r&#234;ts et faciliter l'&#233;laboration d'un monde commun. L'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral est ici per&#231;u comme &#233;tant &#224; construire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&gt;	De tels arrangements institutionnels et de telles pratiques sont sp&#233;cifiques aux &#233;conomies dites &lt;strong&gt;&#233;conomies de march&#233;s sociales&lt;/strong&gt; et les distinguent des &#233;conomies de march&#233; lib&#233;rales. Dans ces derni&#232;res, le march&#233; constitue le principal m&#233;canisme de r&#233;gulation et de coordination sociale. Les syndicats et les mouvements sociaux y sont moins puissants, la concertation moins pr&#233;sente et les conditions de vie y ont tendance &#224; &#234;tre plus polaris&#233;es. Dans les &#233;conomies de march&#233; sociales, les acteurs sociaux sont mieux organis&#233;s et le changement a tendance &#224; &#234;tre n&#233;goci&#233;. En principe, ces &#233;conomies peuvent sembler plus rigides, moins susceptibles de s'adapter rapidement aux nouveaux contextes puisqu'elles fonctionnent &#224; la n&#233;gociation et aux compromis. En pratique, elles &lt;strong&gt;vivent le changement de fa&#231;on exceptionnelle, s'appropriant de nouvelles pratiques et de nouvelles politiques mais dans un cadre de concertation. Les ajustements sont n&#233;goci&#233;s dans le cadre de pactes sociaux qui, sur la base de compromis, permettent de relever les d&#233;fis pos&#233;s entre autres par la mondialisation et les changements d&#233;mographiques tout en pr&#233;servant l'&#233;galit&#233; et la justice sociale&lt;/strong&gt;. Elles arrivent &#224; concilier d&#233;veloppement &#233;conomique et r&#233;duction de la pauvret&#233; et des in&#233;galit&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&gt;	&lt;strong&gt;Plusieurs pays europ&#233;ens de petite taille&lt;/strong&gt; (Danemark, Finlande, Su&#232;de, Irlande, Belgique, Pays-Bas) &lt;strong&gt;connaissent aujourd'hui ces pactes socio&#233;conomiques&lt;/strong&gt; qui diff&#232;rent des accords n&#233;o corporatistes qui pr&#233;valaient dans les ann&#233;es 1960 et 1970. Centr&#233;s tout autant sur l'offre (avantages concurrentiels) que sur la demande (partage des revenus), ces pactes prennent en compte l'augmentation de la concurrence &#224; l'&#233;chelle mondiale. Ils lient ententes salariales, sp&#233;cialisation de la main d'&#339;uvre, contr&#244;le des d&#233;penses publiques, r&#233;formes de la taxation et de l'assistance sociale. L'Irlande est un bon exemple de pays ayant transform&#233; en profondeur son mode de gouvernance. En effet, exp&#233;rimentant depuis le milieu des ann&#233;es 1990 une approche consensuelle qui s'inspire des pratiques des d&#233;mocraties des pays du Nord de l'Europe, l'Irlande conna&#238;t depuis lors un type de croissance &#233;conomique traditionnellement associ&#233; &#224; ces pays. Pour un pays comme le Danemark, il s'est agi d'un passage d'une gouvernance publique &#8211; qui se fonde sur l'administration directe et la propri&#233;t&#233; publique et a recours &#224; la technocratie pour l'&#233;laboration des interventions publiques &#8211; et corporative (participation privil&#233;gi&#233;e de certains int&#233;r&#234;ts organis&#233;s et formes de r&#233;gulation non concurrentielle) &#224; une gouvernance plus comp&#233;titive (faisant davantage appel au march&#233; et r&#233;gulant celui-ci par des instruments incitatifs) et partenariale (m&#233;canismes d&#233;lib&#233;ratifs et de n&#233;gociation).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&gt;	L'action publique men&#233;e par les acteurs publics n'&#233;tant efficace que dans la mesure o&#249; elle s'inscrit dans une action collective convergente, &lt;strong&gt;l'&#201;tat doit donc &#234;tre ouvert &#224; la participation citoyenne&lt;/strong&gt;. Il lui faut &lt;strong&gt;institutionnaliser la concertation et la formaliser au fur et &#224; mesure&lt;/strong&gt; que les acteurs collectifs apprennent &#224; la faire fonctionner. Il doit &#234;tre capable d'&lt;strong&gt;animer le d&#233;bat public&lt;/strong&gt; et de &lt;strong&gt;mobiliser les acteurs collectifs autour d'enjeux strat&#233;giques et de d&#233;gager des compromis, voire des consensus&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.2 Un &#201;tat strat&#232;ge&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&gt;	Devant gouverner dans la complexit&#233; et la pluralit&#233; des acteurs, l'&#201;tat doit se faire facilitateur, et apprendre &#224; mieux composer avec les forces du march&#233;, avec l'entreprenariat collectif, avec tout ce qui est expression de vie citoyenne et de d&#233;mocratie. Mais il doit &#233;galement &lt;strong&gt;assumer un leadership&lt;/strong&gt;. Si les groupes d'int&#233;r&#234;ts et les organisations de d&#233;fense doivent pouvoir r&#233;aliser leurs propres recherches et participer aux discussions et aux n&#233;gociations permettant de construire l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral, l'&#201;tat doit de son c&#244;t&#233; se faire stra-t&#232;ge.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&gt;	Qui dit &#201;tat strat&#232;ge dit &lt;strong&gt;volont&#233; d'anticiper et de construire un avenir&lt;/strong&gt; plut&#244;t que de subir celui qui serait impos&#233; par l'&#233;volution des choses ou l'action des autres acteurs. Un &#201;tat strat&#232;ge implique des &lt;strong&gt;capacit&#233;s d'analyse&lt;/strong&gt; (capacit&#233; de faire le tri entre facteurs strat&#233;giques et &#233;v&#233;nements triviaux qui sont le lot du quotidien), de &lt;strong&gt;cr&#233;ativit&#233;&lt;/strong&gt; et d'&lt;strong&gt;apprentissage&lt;/strong&gt; pouvant seules permettre d'initier des &lt;strong&gt;politiques publiques coh&#233;rentes et structurantes&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&gt;	Afin de pouvoir se consacrer aux enjeux strat&#233;giques, un &#201;tat strat&#232;ge se doit d'&#234;tre moins engag&#233; dans l'op&#233;rationnel et de laisser par cons&#233;quent plus de place aux autres acteurs (municipaux, priv&#233;s, associatifs) dans l'ex&#233;cution et la mise en oeuvre. Cela ne veut pas dire que ces derniers ne sont que des ex&#233;cutants puisqu'ils doivent non seulement participer aux d&#233;lib&#233;rations et aux n&#233;gociations g&#233;n&#233;rales, mais &#233;galement traduire les orientations centrales dans des activit&#233;s concr&#232;tes adapt&#233;es aux caract&#233;ristiques de leur milieu. Mais cela signifie que, pour sa part, l'&#201;tat se doit d'&#234;tre &lt;strong&gt;moins un prestataire de services publics individuels que le garant des biens collectifs, qu'il doit s'investir moins dans les fonctions op&#233;rationnelles que dans les fonctions strat&#233;giques de pilotage et de contr&#244;le&lt;/strong&gt;. De plus, l'analyse des exp&#233;riences conduites actuellement dans de nombreux pays d&#233;montre que, s'il y a un peu partout une tendance &#224; une plus grande d&#233;centralisation, celle-ci coexiste paradoxalement avec une plus grande normalisation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.	LES ATOUTS DU QU&#201;BEC&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&gt;	Dans la culture politique qui pr&#233;vaut au Qu&#233;bec depuis 1960, &lt;strong&gt;l'&#201;tat occupe une place importante&lt;/strong&gt;, ce qui le distingue des autres &#201;tats nord-am&#233;ricains et pr&#233;sente des similarit&#233;s avec les mod&#232;les europ&#233;ens. &#192; cela plusieurs rai-sons : choix d'un &#201;tat d&#233;veloppeur ou interventionniste lors de la R&#233;volution tranquille, n&#233;cessit&#233; d'un &#201;tat protecteur d'une nation minoritaire en Am&#233;rique du Nord, r&#244;le identitaire exerc&#233; par l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois qui jouit d'un fort degr&#233; d'attachement, valorisation de la coop&#233;ration et de la solidarit&#233; qui a historiquement marqu&#233; le tissu social qu&#233;b&#233;cois et qui explique la perception de &lt;strong&gt;l'&#201;tat comme instrument de d&#233;veloppement et de partage.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&gt;	&lt;strong&gt;Le mod&#232;le qu&#233;b&#233;cois s'est construit sur la base de l'&#233;galit&#233; et de la confiance :&lt;/strong&gt; la R&#233;volution tranquille a &#233;t&#233; beaucoup plus qu'un simple rattrapage &#224; coup d'interventions &#233;tatiques et de luttes populaires. Elle a chang&#233; notre culture politique et refond&#233; nos institutions. Elle nous a sorti de la m&#233;fiance g&#233;n&#233;ralis&#233;e envers la politique et les institutions publiques qui minait notre soci&#233;t&#233; et nous emp&#234;chait d'utiliser l'&#201;tat, cet outil formidable permettant de cr&#233;er le collectif. Elle a permis de corriger les in&#233;galit&#233;s durables qui existaient entre francophones et anglophones.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&gt;	Si le Qu&#233;bec a connu en 1960 le passage d'un &#201;tat minimal &#224; un &#201;tat beau-coup plus institutionnalis&#233; et interventionniste,&lt;strong&gt; l'&#201;tat a appris &#224; partir des an-n&#233;es 1980 &#224; faire avec d'autres&lt;/strong&gt;. Parall&#232;lement &#224; la crise financi&#232;re et budg&#233;-taire et &#224; la mont&#233;e de nouveaux acteurs &#233;conomiques et sociaux, il y a eu une prise de conscience des limites des capacit&#233;s de l'&#201;tat &#224; agir sur des pro-bl&#233;matiques de plus en plus complexes. D'un &#201;tat d&#233;veloppeur, passable-ment interventionniste, on est pass&#233; &#224; un &#201;tat davantage facilitateur et accompagnateur. La pratique de la concertation s'est d&#233;velopp&#233;e &#224; travers sommets et forums, mais sans &#234;tre institutionnalis&#233;e. Un mod&#232;le n&#233;o corporatiste &#233;tait d&#233;j&#224; pr&#233;sent dans certaines institutions, telles la RRQ, la Caisse de d&#233;p&#244;t et de placement et la CSST. &#192; cela se sont ajout&#233;es des relations partenariales entre l'&#201;tat et les organismes communautaires oeuvrant dans diff&#233;rents secteurs (sant&#233;, services sociaux, logement social, insertion au travail, &#233;ducation populaire, int&#233;gration des nouveaux arrivants, etc.) ainsi que la cr&#233;ation d'instances de participation citoyenne dans les r&#233;seaux de l'&#233;ducation et de la sant&#233; et des services sociaux. Les instruments de politique &#233;conomique ont &#233;t&#233; revus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&gt;	On retrouve au Qu&#233;bec &lt;strong&gt;une soci&#233;t&#233; civile dynamique et bien organis&#233;e&lt;/strong&gt; : des syndicats plus enracin&#233;s, plus ouverts au partenariat et plus engag&#233;s dans le d&#233;veloppement &#233;conomique que n'importe o&#249; ailleurs en Am&#233;rique du Nord ; pas moins de 7 000 entreprises coop&#233;ratives et associations productrices de biens et de services ; plus de 4 000 groupes d'action communautaire dite autonome (d&#233;fense des droits sociaux et services aux plus d&#233;munis) ; 46 000 organisations sans but lucratif.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;4.	LA STRAT&#201;GIE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&gt;	Avoir des objectifs clairs et partag&#233;s en mati&#232;re de :&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt;	m&#233;canismes d&#233;lib&#233;ratifs et de n&#233;gociation : concevoir de nouveaux ar-rangements institutionnels ou d&#233;velopper l'existant&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt;	structures gouvernementales : une &#233;quipe minist&#233;rielle restreinte et des attributions minist&#233;rielles stables dans le temps&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt;	partage des responsabilit&#233;s entre les administrations centrales et les instances d&#233;centralis&#233;es : d&#233;gager les administrations centrales des op&#233;rations et les recentrer sur la conception des politiques publiques, leur &#233;valuation, la coordination des actions&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt;	capacit&#233;s strat&#233;giques : d&#233;velopper la fonction de connaissance strat&#233;-gique et de coordination dans la fonction publique : des cellules minist&#233;rielles capables de prendre en compte les biens collectifs, d'&#233;valuer les politiques et les programmes et de dresser des &#233;tats des lieux (&#233;tat de l'environnement, de la s&#233;curit&#233;, du capital humain, de la sant&#233; publique, du capital social, etc.), de synth&#233;tiser les connaissances et de d&#233;velopper des &#233;tudes prospectives ; un comit&#233; des priorit&#233;s capable de coordonner les travaux des cellules minist&#233;rielles et d'&#233;laborer des strat&#233;gies &#224; moyen et &#224; long terme qui puissent &#234;tre soumises &#224; la concertation &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt;	modernisation du fonctionnement administratif : poursuivre le mouve-ment impuls&#233; par la LAP&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#212;LE DE L&#180;&#201;TAT ET INTERFACE &#201;TAT/SOCI&#201;T&#201; CIVILE</title>
		<link>http://chantiersocialdemocratie.org/spip.php?article22</link>
		<guid isPermaLink="true">http://chantiersocialdemocratie.org/spip.php?article22</guid>
		<dc:date>2009-11-19T18:42:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Louis C&#244;t&#233;</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Dans le cadre de la r&#233;flexion sur le renouvellement de la social-d&#233;mocratie au Qu&#233;bec, un des chantiers concernera les implications d'une social-d&#233;mocratie renouvel&#233;e quant au r&#244;le de l'&#201;tat et &#224; son interface avec la soci&#233;t&#233; civile. Ce chantier sera pilot&#233; par L'Observatoire de l'administration publique de l'ENAP.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://chantiersocialdemocratie.org/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Relation&#201;tat-Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Contenu du chantier&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les ann&#233;es 1960-1970 ont &#233;t&#233; marqu&#233;es au Qu&#233;bec pour un type de d&#233;veloppement &#171; par le haut &#187; et par une certaine &#233;tatisation de la soci&#233;t&#233;. La croissance de la taille de l'&#201;tat a &#233;t&#233; alors importante et s'est accompagn&#233;e d'une multiplication de ses interventions (notamment dans l'&#233;conomie, en &#233;ducation et en sant&#233;). L'approche des relations &#201;tat / soci&#233;t&#233; civile &#233;tait essentiellement technocratique et la construction de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral reposait principalement sur la capacit&#233; d'expertise du fonctionnariat. Bien que des m&#233;canismes participatifs (le BAPE par exemple), n&#233;o-corporatistes (visant une concertation tripartite entre l'&#201;tat et les repr&#233;sentants des employeurs et ceux des employ&#233;s) et de co-gestion aient progressivement contribu&#233; &#224; compenser les travers de la technocratie, ils n'ont pu cependant pr&#233;venir l'aggravation de certains probl&#232;mes publics, dont l'accentuation des in&#233;galit&#233;s sociales. Face &#224; une crise des institutions s'incarnant notamment dans les difficult&#233;s de la d&#233;lib&#233;ration dans l'ar&#232;ne parlementaire, les principes et les valeurs de la social-d&#233;mocratie apparaissent opportuns pour renouveler les mani&#232;res de concevoir le r&#244;le de l'&#201;tat et les relations de ce dernier avec la soci&#233;t&#233; civile, cela pour trois raisons :&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt;1)	le programme social-d&#233;mocrate consid&#232;re que les compromis sociaux doivent &#234;tre construits. Cette construction suppose au pr&#233;alable l'habilitation des citoyens et des groupes pour qu'ils puissent participer de la mani&#232;re la plus &#233;quitable possible &#224; l'&#233;laboration des orientations de soci&#233;t&#233; ;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt;2)	il propose la mise en place de relations vertueuses entre les objectifs de comp&#233;titivit&#233; de l'&#233;conomie et de solidarit&#233; sociale. Ceci passe entre autre par une meilleure int&#233;gration des politiques visant l'employabilit&#233; des personnes, de la fiscalit&#233; et des mesures de protection sociale ;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt;3)	en soutenant les initiatives marchandes (l'&#233;conomie plurielle) et civiques de la soci&#233;t&#233;, il promeut une diversification et une densification du tissu socio-&#233;conomique, ce qui renforce sa r&#233;silience.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;ch&#233;ancier des travaux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au cours de l'ann&#233;e 2010, plusieurs activit&#233;s seront r&#233;alis&#233;es pour mieux cerner la contribution possible d'une social-d&#233;mocratie renouvel&#233;e au d&#233;bat public :&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt;1)	&#192; l'hiver 2010 : la tenue d'un atelier regroupant des universitaires et des personnes impliqu&#233;es dans l'administration publique et dans des groupes constitu&#233;s de la soci&#233;t&#233; civile ;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt;2)	Au mois de mai ou juin 2010 : l'organisation d'un s&#233;minaire au cours duquel seront discut&#233;s les r&#233;sultats de l'atelier ;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt;3)	&#192; l'automne 2010 : la participation au colloque.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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