INTERVENTION DE CLAUDETTE CARBONNEAU AU COLLOQUE SUR LE RENOUVELLEMENT DE LA SOCIAL-DÉMOCRATIE

par Claudette Carbonneau
25 avril 2011 Article publié dans: | Délibération publique

J’aimerais d’abord remercier les organisateurs du colloque pour cette invitation. Je pense que ce débat sur la social-démocratie tombe à point. Nous sommes dans un contexte politique et socio-économique qui n’est pas simple et qui ouvre la porte à une réflexion en profondeur sur la nécessité de travailler à construire un modèle alternatif de développement social, politique et économique.

Mon intervention se fera en deux temps. D’abord, je vais situer le travail que fait la CSN avec ses partenaires du mouvement syndical et social pour stopper le travail de démolition entrepris par le gouvernement du Québec à l’endroit de l’État social. Il faut voir que, dans l’histoire politique du Québec, les mouvements sociaux ont joué un rôle central dans la construction de l’État providence, dans un contexte politique où les partis souverainistes et fédéralistes ont gouverné en alternance tantôt au centre droite, tantôt au centre gauche, en adoptant de façon éclatée des orientations pour la constitution d’un État social-démocrate. Cependant, au profit de la mondialisation et des enjeux environnementaux qui s’imposent déjà comme le grand défi du XXIe siècle, la donne politique a quelque peu changé. Les mouvements sociaux sont restés et demeurent toujours le principal rempart dans la défense d’un projet politique apparenté à la social-démocratie.

Dans un deuxième temps, je formulerai quelques observations sur les défis qui s’imposent à nous comme progressistes dans un contexte de crise économique et politique où la droite semble avoir mondialement le vent dans les voiles, mis à part quelques exceptions en Amérique latine. Si la droite est en phase avec les valeurs montantes que sont l’individualisme, la consommation et le bien être personnel, il est évident que la gauche peine à ramer à contre-courant avec ses valeurs collectivistes et de solidarité.

(Pour lire la suite il faut télécharger le document pdf ci-joint).


Intervention de Claudette Carbonneau



Présentation de la coalition

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La réflexion sur le renouvellement de la social-démocratie sera portée dans le cadre d’une aventure intellectuelle originale. Un consortium de recherche va se concerter pour conduire durant toute l’année des travaux qui prendront en charge l’un ou l’autre des grands questionnement soulevés par le texte de référence lancé par Benoît Lévesque, Michel Doré, Marilyse Lapierre et Yves Vaillancourt. Co-responsables, sous la coordination de l’Institut de recherche en économie contemporaine (Robert Laplante), de la mise en œuvre d’une programmation de travail qui fera une large place aux échanges et aux débats entre chercheurs et acteurs de la société civile, les membres et participants de ce consortium de recherche seront appelés à faire paraître sur le site Internet des textes faisant état de l’avancement de la réflexion. Divers événements vont ponctuer le parcours qui devrait déboucher sur un grand rendez-vous public à l’automne 2010. Le consortium est formé des membres suivants : le CÉRIUM (Pascale Dufour), la Chaire du Canada Mondialisation, citoyenneté et démocratie (Joseph-Yvon Thériault, titulaire), l’Observatoire de l’Administration publique ( Louis Côté, directeur), les Éditions Vie Économique (Gilles Bourque, coordonnateur) et de deux équipes de partenaires, dont l’une réunie autour de Denise Proulx, de GaïaPresse, et Lucie Sauvé, de la Chaire de recherche du Canada en éducation relative en environnement, et l’autre rassemblée autour de Christian Jetté de l’Université de Montréal et Lucie Dumais de l’UQAM.

 


Agenda

 

Editorial

L’importance, pour ne pas dire l’urgence d’organiser la réflexion collective sur l’état de notre démocratie et l’avenir de notre société devrait nous interpeller puissamment. Il se présente en effet des moments qu’il faut saisir dans l’histoire des peuples quand les vieux modèles, épuisés, atteignent leurs limites et conduisent à de nouvelles impasses. Le Québec est rendu à l’un de ses moments.



 



 

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